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22/06/2008

Dominique Paillé bientôt député ?

Quiconque connaît un peu Dominique Paillé aura compris que l'ex-député UMP du nord des Deux-Sèvres ne peut vivre sans :

 1. faire de la politique

 2. Le faire savoir.

Or, depuis sa cuisante défaite aux législatives face au socialiste Jean Grellier, Dominique Paillé a bien du mal à faire entendre sa voix. Membre du staff des conseillers spéciaux de l'Elysée, il est réduit depuis des semaines au simple rôle de porte-voix officiel "dans la ligne".

Voilà qui est frustrant pour celui qui se targuait de "faire entendre sa différence centriste" au sein du staff Sarkozy pendant la campagne présidentielle... manière de faire avaler la couleuvre de son lâchage - très précoce, mais largement imité depuis comme on l'a vu - de son ami François Bayrou dont il dirigea tout de même une campagne électorale.

498216327.jpgBref. Avec l'imagination du désespoir, Dominique Paillé a trouvé la solution pour revenir devant la scène, et les micros des médias parisiens. Chargé de mission pour les Français de l'étranger, il soutient haut et fort la dernière trouvaille sarkozyste : créer une douzaine de sièges de députés chargés de représenter les Français expatriés à l'Assemblée nationale.

Cette proposition de loi, déjà débattue en première lecture, en a fait hérisser les poils de plus d'un, y compris à droite.

Parce que pour créer ces 12 sièges, il faudra les amputer sur les 577 existant, le gouvernement s'étant engagé à ne pas dépasser ce chiffre.

Mais aussi parce que, pour ne pas faire de différence entre les députés, ceux-ci devront aussi être élus au suffrage uninominal dans des circonscriptions créées pour l'occasion.

Et c'est là que c'est drôle. Comme le souligne l'intervention de ce député dans l'hémicycle le 26 mai dernier:

"On dénombre 60 000 Français vivant en Californie, 300 000 à New York, 60 000 dans le sud des États-Unis : on pourrait donc imaginer deux 297126189.jpgcirconscriptions aux États-Unis. Mais quid des 300 000 Français vivant à Londres, des 2 000 vivant à Dubaï, des 800 de Nouvelle-Zélande ?  Un Français vivant à Minsk sera-t-il représenté par le même député qu’un autre Français vivant à Istanbul ? "

Eh bien, si ça rend perplexe l'UMP Pierre Lellouche, visiblement, Dominique Paillé, lui, ça ne le gênerait pas du tout. D'autant que, pour le coup, personne ne pourra lui reprocher de ne pas être souvent sur le terrain. Avec le coût du kérosène et le trou dans la couche d'ozone...

Député virtuel. Dominique Paillé en rêvait. Il va peut-être le faire.

27/04/2008

Gilbert Favreau garde la Gâtine

Enfin une élection sympa pour Gilbert Favreau : le bavard des champs a conservé ce samedi son siège de président du Pays de Gâtine, et avec la manière.

La concurrence était pourtant rude, et inhabituelle en pareille enceinte. Il faut croire que les récents scrutins, souriants pour la gauche, avaient donné des ailes à certains.

Mais le pari était tout de même délicat sur les terres d'un Jean-Marie Morisset, député UMP parmi les mieux élus de France. Oui, le Pays de Gâtine a exactement le même périmètre que la circonscription législative...

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Bref.

  • Concurrent déclaré le premier, l'ambitieux Jean-Charles Pied, tout auréolé de l'écrasantre victoire de sa liste aux municipales à Vasles : 7 voix.
  • Jouant la carte de "la sensibilité de gauche", le candidat Michel Clairand, tout nouveau maire de Saint-Jouin-de-Marnes,  a également marqué quelques points : 7 voix.
  • Candidat de dernière minute, spécialiste de l'effet surprise, l'ineffable Jean-Pierre Abrand s'est offert la confrontation électorale qui lui avait été confisqué par le vilain PS aux dernières cantonales : 3 voix.

Le président Gilbert Favreau, avec 27 voix, s'offre une réélection confortable, et un avenir politique un peu plus serein : depuis le basculement du conseil général à gauche, il a perdu la présidence du SDIS (les pompiers), et donc l'occasion de rencontrer partout dans le département des élus à flatter.

Or, en conservant la présidence de la Gâtine, même si le terrain de jeu est plus restreint, Gilbert Favreau peut continuer de caresser les élus locaux dans le sens du poil. Et espérer obtenir d'eux... qui sait... leurs suffrages pour les prochaines sénatoriales ?

31/03/2008

Dominique Paillé : le perdant récompensé

C'est officiel depuis quelques heures, l'ex-député du nord Deux-Sèvres Dominique Paillé est désormais porte-parole de l'UMP.

On attendait un remaniement ministériel après la semi-débâcle des municipales et des cantonales pour l'UMP, on a droit à une reprise en main du parti.

Rappelez-vous, pour le récompenser consoler de sa terrible défaite aux législatives en juin, Dominique Paillé avait été nommé secrétaire général adjoint de l'UMP : un sacré poste, en théorie.

En pratique, il semble que Devedjian ait passé son temps à tirer toute la couverture à lui, c'est ce que dit le nouveau maire de Nice Christian Estrosi.

Du coup, ce poste de porte-parole pour Dominique Paillé, est une véritable aubaine, un retour à la lumière : une quasi renaissance médiatique l'attend !

Voilà qui va réjouir les amateurs d'envolées lyriques, qui retrouveront avec émotion des moments aussi forts que celui-ci par exemple, définitivement culte.

Et voilà qui va réjouir, tout simplement, l'hyper-président Sarkozy. Parce que, plus fidèle, plus imaginatif, plus enthousiaste que Dominique Paillé dans la brosse à reluire...

Vous me direz : c'est bizarre, ce président qui récompense un perdant en le nommant à l'un des postes clefs de son parti politique.

Ben non, c'est normal. A Paris, personne ne sait que Dominique Paillé n'est plus député des Deux-Sèvres. Même pas Libé !

13/03/2008

Municipales à Niort : Marc Thébault a-t-il une chance ?

Dans ces très curieuses municipales de Niort, il serait idiot d'oublier de regarder le troisième côté du triangle, au motif que Niort a toujours été dirigée par des socialistes.

389801ba6a64b4ef040d87eb8b41e630.jpgIl suffit de demander à la gauche de Parthenay - enfin, ce qu'il en reste après cette mémorable raclée de dimanche dernier - ce qu'elle a vécu en 2001, dans une ville administrée par des socialistes depuis 1965.

Une triangulaire a ceci de particulier qu'en divisant les voix d'un même camp sur deux listes, elle peut faire gagner la troisième. A condition évidemment que cette troisième liste fasse le plein des voix de son propre camp... et pour Marc Thébault, c'est là que ça se complique.

Le vote de droite à Niort est faible, les dernières élections législatives et présidentielles l'ont montré. Il est d'autant plus faible depuis que l'UMP a mis au pas les ex-UDF, dont la sensibilité centriste correspondait mieux aux attentes de l'électorat.

L'histoire en garde la trace. Sur cette circonscription tellement à gauche, c'est un député investi par l'UDF qui battit en 1993, contre toute attente, le maire sortant socialiste de Niort. A l'époque, Jacques "le Lumineux" Brossard n'avait pas encore fait fondre les plombs du Sieds...

Marc Thébault n'est pas non plus aidé par ses propres camarades. Alain Garcia, rare personnalité connue de la droite niortaise, persuadé que Niort ne se gagnera qu'au centre, a fait le choix de soutenir la liste Baudin-MoDem.

Quant à l'UMP, dont Marc Thébault est pourtant un vaillant petit soldat - il est l'attaché parlementaire du sénateur UMP André Dulait -, elle ne lui a pas non plus facilité la tâche.

Face à la députée sortante socialiste Geneviève Gaillard, que ne lui a-t-on proposé d'être le candidat de la droite aux dernières législatives à Niort ? Il n'aurait pas fait pire que Frédéric Rouillé, mais il aurait au moins pu profiter de cette belle plateforme électorale pour mieux se faire connaître des Niortais. Et par la même occasion, confronter sa stratégie de campagne avec celle de son actuelle adversaire à la mairie.

S'il avait su, Marc Thébault, il n'aurait peut-être pas quitté l'UDF ?

Mais nous ne sommes pas dans la rubrique politique-fiction. Plutôt dans celle des mathématiques électorales. Et, dans cette triangulaire électorale, Marc Thébault a une infime chance de l'emporter.

A deux conditions :

-que des abstentionnistes de gauche du premier tour aillent voter Alain Baudin au second.bf896503982c3ee97fb038fba6e71e94.jpg

-que des abstentionnistes de centre-droit du premier tour se décident à voter Marc Thébault au second, rejoints par des électeurs de centre-droit lâchant la liste Baudin-MoDem.

Si en plus, des électeurs socialistes de Geneviève Gaillard, persuadés de sa victoire, partaient en week-end...

08/12/2007

Municipales à Niort : et Marc Thébault alors ?

Le Quoideneuf s'est peu arrêté jusqu'ici, sur le sort de Marc Thébault aux prochaines municipales de Niort.  Parce qu'il n'y avait rien de très drôle.

Opposant modèle, Marc Thébault assiste à tous les conseils municipaux sans bailler aux corneilles, ne manque pas une inauguration ou une remise de médaille, et alimente quotidiennement son blog politique, classé nous dit-on au 50e rang national du genre.

Cet excellent élève a même été le tout premier candidat du Poitou-Charentes à envoyer son programme au Petit Economiste, le journal de l'économie régionale en ligne dont le Quoideneuf vous recommande par ailleurs chaudement la lecture. 

Mais ça va changer !

Car cette semaine, Marc Thébault a lancé sa campagne avec une affiche où tout le monde a vu... ce qui manquait : le sigle de l'UMP. Un oubli ? Un acte manqué ? Que nenni ! Une leçon retenue plutôt.

6424402091908c4cfa4782d673dd2ec6.jpg"Niort ne se gagnera jamais à droite !" avait en effet coutume de dire le bon docteur Alain Garcia, chef de file non encarté de l'opposition... en montrant les dents au jeune loup Thébault, passé de l'UDF à l'UMP en 2002,  comme tout le monde.

Aujourd'hui, le bon docteur est retourné à ses patients, le candidat de l'UMP aux législatives à Niort a effectivement pris une déculottée, et pour les municipales, Marc Thébault a fait son choix : il a planqué sa carte au fond de sa poche, et sorti sa main, ouverte et tendue mais vide.

Exactement comme Alain Baudin. Non ?

22/11/2007

Au plus jeune maire des Deux-Sèvres

A quoi pensera-t-il demain, le plus jeune maire des Deux-Sèvres ?

A Paris, au congrès de l'association des maires de France, on va lui remettre une médaille, parce qu'il est le plus jeune. Sans doute une idée pour promouvoir le sens de l'engagement au service de l'intérêt général auprès des jeunes générations.

En même temps, on va aussi remettre une médaille au maire des Deux-Sèvres ayant cumulé le plus de mandats successifs. Six dans le cas de celui-ci, qui a déjà fêté ses 70 printemps. Sans doute une idée pour promouvoir l'allongement de la durée de cotisations à la retraite des élus... Mais je m'égare !

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A quoi pensera-t-il donc, notre plus jeune maire des Deux-Sèvres ?

Peut-être pensera-t-il qu'il était grand temps, quand même, que l'association des maires fasse son congrès et décerne ses médailles. Qu'il est trop jeune, justement, pour devoir déjà céder sa place

Que peut-être, avoir une médaille épinglée au revers de sa veste lui évitera de s'en prendre une en mars, de veste ?

Allez, bonne médaille, Alain Ligné ! Etre le maire de Thouars, c'est déjà pas facile. A 38 ans, c'est pas évident. Mais en plus, de droite... Si ça, ce n'est pas de la bravoure dont on fait les médailles !

 

15/11/2007

Gilbert Favreau a-t-il un avenir politique ?

Rendons à "l'excellent conseiller général" son patronyme et interrogeons-nous donc sur la carrière politique de Gilbert Favreau. Une série de coups vaches entre amis de droite en Gâtine, ça nous changera des éternels coups de poignards dans le dos entre amis de gauche à Niort !

Or, des coups, l'avocat des villes, j'ai nommé Xavier Argenton, maire de Parthenay, n'a pas fini d'en donner à l'avocat des champs, Gilbert Favreau, conseiller général du canton de Parthenay.

0d947b58457e63304418b9a67a8328aa.jpgMême métier, même camp partisan, même ambition politique, même territoire : comment voulez-vous éviter le combat de coqs ? En coulisses depuis des mois, les vacheries pleuvent de part et d'autre. Depuis les dernières législatives, c'est au grand jour que le jeune coq a lancé son cocorico de guerre, défiant publiquement son aîné dans la conquête du perchoir de député de Gâtine. Dans 5 ans.

Gilbert Favreau en est resté coi. 

Ridiculisé par Jean-Marie Morisset dont il s'était appliqué à être, pour rien, le dauphin parfait toutes ces années, le bavard est sonné. Quand surgit la réforme de la carte judiciaire, c'est encore Xavier Argenton qui prend l'initiative, en proposant un déménagement du futur unique tribunal de grande instance de Niort... à Parthenay.

Gilbert Favreau se tait. 

A Poitiers lundi, la ministre Rachida Dati scie allègrement le barreau de Bressuire, avec la bénédiction des élus UMP des Deux-Sèvres, Jean-Marie Morisset en tête, qu'elle a invités pour papoter. L'avocat des champs reste dans la rue, avec les manifestants.

Or, dans cinq mois, le mandat du conseiller général (UMP) du canton de Parthenay sera remis en jeu.

Le président du conseil général (UMP) l'a lâché.  Le maire de Parthenay (quasi UMP) n'en veut pas. Le gouvernement (UMP) s'en fiche. Les électeurs du canton... ont voté Ségolène Royal à 54,51 %.

A  tout hasard, si ça peut servir : il paraît que Françoise Bély, la candidate socialiste, n'a pas encore vraiment de suppléant...


 

 
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