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21/11/2008

Loue résidence secondaire, Niort, pas cher

Il s'en passe de drôles de choses à Niort ces jours-ci !

joyeux.jpgRodolphe Challet va sans doute être élu ce soir à la tête du parti socialiste des Deux-Sèvres.

Il est vrai que lui, au moins, aura su, dès les élections municipales de Niort, rassembler les extrêmes sur son nom. Contre son nom devrais-je dire : ses anciens camarades de la liste Baudin, furieux de le voir se plier au résultat des urnes lors des primaires municipales... et ses ex-futurs camarades de la liste Gaillard, furieux de le voir revendiquer une place parmi eux au motif de cette attitude légitimiste.

Finalement, c'est dans le staff du camarade mellois Gautier, devenu président du conseil général, que Rodolphe Challet aura trouvé sa place. Comme concession faite à Ségolène Royal sans doute, dont l'ex-candidat du canton de Beauvoir est devenu le plus acharné des séides. Après la dauphine, tout de même.

Le président Gautier quant à lui, délaisse le Mellois pour le Niortais. "Nul n'est prophète en son pays" semble grincheux.jpgêtre sa nouvelle devise, lui qui fut évincé de la candidature à la députation d'une manière plutôt cavalière, en faveur de la dauphine. Il pourra cependant déguster froidement le redécoupage des circonscriptions adopté ce soir par l'Assemblée nationale, supprimant d'un trait de crayon le "fief" de Ségolène avant que Delphine ait eu le temps de se faire un prénom.

Quoi qu'il en soit, voilà le président Gautier locataire d'une fort jolie résidence secondaire, en bord de Sèvre, pour un loyer de 1000 euros. "Trop peu cher !" s'exclame l'opposition de droite, qui n'a décidément pas le sens du social, contrairement à la reine Geneviève. Toujours prête à aider son prochain socialiste, surtout quand celui-ci n'est pas un fidèle de Ségolène Royal.

fifi.jpgLa reine Geneviève quant à elle rajeunit de jour en jour. La voici, qui en glissant ce soir son bulletin Hamon dans l'urne socialiste, revient quelques années et un congrès au moins en arrière, à l'époque du Nouveau Parti Socialiste flamboyant. Arnaud, Vincent, Benoît et les autres... ah, quelle bande d'amis inséparables pour la vie, et contre le cumul des mandats.

Arnaud a disparu dans les limbes depuis le flop Moscovisci rochelais, Vincent s'apprête à devenir Premier secrétaire bis de Ségolène au cas où. Il ne reste plus que Benoît pour jouer les rebelles. Et la reine Geneviève de s'offrir à peu de frais un petit frisson transgressif et juvénile.

Il s'en passe décidément de drôles de choses à Niort en ce moment. 

Il y a encore Gérard Zabatta, qui vient de faire allégeance à Ségolène Royal, la candidate qui promet de réhabiliter Georges Frêche, "avec lequel on a été très injuste et qui a beaucoup souffert"...

Gérard Zabatta ? Le socialiste capable de signer une pétition pour l'exclusion du maire de Montpellier du PS ? On doit se tromper. Ah non. Eh ben ça, c'est pas drôle, alors. Du tout.

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24/05/2008

Guerre des maires à Niort

A Niort, c'est parti pour la guerre des maires, et la guerre des nerfs.

Du conseil municipal hier soir, la petite phrase qu'il fallait retenir, c'est bien celle que la presse a entendu : "Comme vous n'avez pas été élu, la discussion est close."

Et voilà la reine Geneviève qui fait le coup du "Taisez-vous Elkabbach !", sauce niortaise. Pas de voix au chapître pour les perdants.

Ni en politique, ni en football d'ailleurs. Le pauvre Alain Baudin, ravalé au rang des piteux Chamois niortais, s'est même fait tacler violemment une seconde fois, en tant que joueur de la Région... qui n'a rien fait savoir de ses intentions financières pour sauver la peau des Chamois.

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Pour le reste, on retiendra que l'arrivée du festival NPAI à Niort a été confirmée, avec une subvention plutôt modique, 35.000 euros. Mon  mini-sondage sur le sujet ayant récolté à peine une dizaine de votants en deux semaines, on va dire que les Niortais se lancent vraiment dans l'inconnu.

Quant à la reine Geneviève, il est clair qu'elle connait la chanson, et qu'elle sait manier la baguette. On est moins sûr de la voir adopter la première des valeurs de ce festival : l'improvisation. Délicieusement dangereuse, en musique comme en politique.


 

19/03/2008

Deux-Sèvres : la vie en rose

Il va falloir s'y faire : les Deux-Sèvres sont un département rose.

Le franc basculement du conseil général de droite à gauche n'a pas fait régir les foules, préoccupées dans la contemplation - parfois effarée, parfois amusée - du nombril niortais. 

Et pourtant, n'en déplaise aux supporters de l'impératrice Geneviève, le vrai changement est bien là.

Département de droite hier, département de gauche aujourd'hui, la conduite des affaires devrait s'en ressentir à plus d'un titre.

536dec717472a9a94d68dc0924254b8a.jpgPour commencer, le logement. Une tâche des plus ardues attend dès jeudi soir et son élection officielle le nouveau président du conseil général : réattribuer les bureaux du futur hôtel du département à Du-Guesclin en fonction de ce changement de majorité.

On prend les paris ? A la nouvelle équipe de la hauteur et la vue côté Sèvre et jardin des plantes, aux relégués de la nouvelle opposition le panorama sur le parking semi-enterré et le vieux château d'eau.

Ensuite les transports. Pour le président et les vice-présidents de la majorité rose, voitures a51defc23cfdbcdd0956ad09d166a7ef.jpghybrides fabriquées chez Heuliez, entreprise installée dans une commune rose du nord Deux-Sèvres.

Pour les autres conseillers de la majorité, vélos électriques - un marché de gros sera négocié. L'opposition fera comme elle voudra, mais pour elle les bus du RDS resteront payants. 

5fca21fb590a2b2c77ad548a9ac073e1.jpgEnfin, last but not least, l'apéro. Les breuvages écossais prisés par l'ex-président seront bannis, au profit de gouleyants rosés du Thouarsais, que le nouveau maire-conseiller général du chef-lieu de canton sera chargé de dénicher au meilleur tarif. Avec interdiction de piquer des adresses dans le bouquin de son prédécesseur, non mais.

Le reste - des routes et des déviations à réaliser, des maisons de retraite à financer, des subventions aux collectivités, aux associations sportives, au zoorama de Chizé à verser, des travaux dans les collèges à payer - devrait être géré peu ou prou à l'identique.

Les Deux-Sèvres en rose,  c'est vraiment un bouleversement.

12/03/2008

Municipales à Niort : le triangle

Les dés sont jetés, Alain Baudin ira jusqu'au bout de sa candidature aux municipales de Niort.

Maintien vaille que vaille, et tentatives maladroites de remobilisation d'un peu de cet électorat de gauche qui lui a tourné le dos dès le premier tour, tout en essayant de s'appuyer sur Ségolène Royal pour faire passer la pilule du MoDem... Ménager la chèvre - fut-elle poitevine - et le chou sera-t-il payant ?

37ff5d10b553d33627ee6162c4c7fc20.jpgLes 5,7 % d'électeurs de Joël Renoux n'iront sans doute pas grossir les rangs des électeurs du maire sortant de Niort : entre eux, une Brèche trop importante ! Peut-être une partie d'entre eux se sentiront plus proches de Marc Thébault. Le candidat de droite n'a-t-il pas, un temps, milité contre le projet de la Brèche au côté de l'avocat Boizard, colistier de Renoux ?

Les 2,7 % de la liste Veyssière devraient logiquement se répartir entre la liste Gaillard et l'abstention. C'est peu, mais dans une triangulaire, chaque voix compte.

Et puis, il y a ces 40 % d'abstentionnistes, ou presque.

En 1995, aux municipales de Niort, alors qu'au premier tour Ségolène Royal devançait d'un cheveu le maire sortant Bernard Bellec (106 voix les séparent), le second tour la vit échouer rudement sur la troisième marche du podium.

"Le 18 juin, 3.200 voix supplémentaires vont se partager entre les trois candidats : 1.700 proviennent des abstentionnistes du premier tour, le reste des électeurs qui ont voté soit pour le FN, soit pour l'extrême-gauche. de ce pactole, Ségolène Royal n'empoche que 516 voix, Pillet 1.214 et Bellec 1.579. Avec 35,74 % des suffrages exprimés, ce dernier remporte ainsi cette municipale qu'il était censé perdre un an auparavant."

L'histoire, que nous rappelle l'excellent récit de Gilles Suze, est sans doute très présente dans la mémoire d'Alain Baudin. Le maire sortant de 2008 compte-t-il vraiment sur un effet de ce genre dimanche prochain ? 

Une chose est sûre. Le son du triangle est toujours celui du suspense. cling, cling, cling...

22/01/2008

Municipales à Melle : le syndrome niortais ?

On n'avait pas encore évoqué Melle et sa campagne des municipales sur le 7-9. Il faut dire que depuis l'annonce -archi attendue - qu'Yves Debien conduirait la liste de gauche, le maire sortant ne se représentant pas, c'était le calme plat.

Et voici que sort du bois - et dans les journaux locaux ce matin - une seconde liste de gauche à Melle ! Une liste complète de 27 noms, emmené par un certain Michel Bouchet, et sur laquelle figure en 4e position Geneviève Paillaud, candidate des Verts  sur la circonscription de Melle lors des dernières élections législatives.

Le 7-9 en est tout retourné !

Comment, au coeur même du fief de Ségolène Royal, peut-on voir deux listes de gauche s'affronter ?

Mais enfin, qui sont ces gens qui osent défier, par urnes interposées, le plus fidèle des fidèles lieutenants de l'ex-députée, ex-candidate à la présidentielle, j'ai nommé Yves Debien ?

Ont-ils bien mesuré, leur a-t-on bien expliqué, comment les crédits de la région Poitou-Charentes abondent en Mellois et pourquoi ?

Amis du Mellois, j'attends avec impatience que vous éclairiez le Quoideneuf de vos lumières !

6b26a6af8e854f8b971baf4fbe393f62.jpgEn attendant, j'ai une toute petite piste à suggérer. Cette seconde liste, en même temps qu'elle se révélait à la presse, affichait un très beau site internet en couleurs.

Site sur lequel "Une énergie pour Melle", titre de la liste, est sous-titrée : "Un collectif de gauche au service du social, de l'économie et de l'écologie avec et pour les Mellois".

Collectif, gauche... Et des voix qui s'élèvent par blog interposé, pour contester un "choix" de Ségolène Royal... c'est curieux, ça me rappelle vaguement quelque chose. Pas vous ?

16/01/2008

Municipales à Parthenay, l'antithèse niortaise

Laissons aux électeurs de Niort le temps de reprendre leur souffle, après l'annonce qu'Alain Garcia, ex-patron du RPR départemental, pourrait faire campagne aux municipales, mano a la mano, avec Gérard Nebas, ex-pilier du PC local...

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Et filons à Parthenay, ville centre du 7-9, où au moins, les choses sont claires. La droite est à droite, la gauche est à gauche, et le centre soutient la droite. Une campagne normale, quoi. Un affrontement binaire qui convient bien aux journalistes - n'est-ce pas Théophraste ? - et aux militants socialistes et écolos.

Surtout ceux qui ont été battu en 2001 par une autre liste de gauche, faite de gens qui avaient osé s'affranchir de la tutelle du parrain maire sortant Michel Hervé.

Il est de bon ton aujourd'hui de railler ces Motivé-e-s, auxquels certains vont jusqu'à prêter l'intention de rallier, via le MoDem, la liste de droite de Xavier Argenton. Voilà qui s'appelle réécrire l'histoire à sa sauce, avec une très grosse louche de mépris et un sacré tour de moulin d'amère vengeance !

Lors de la campagne municipale de 2001, les Verts et quelques uns de leurs amis, écartés depuis belle lurette des affaires municipales parthenaisiennes - je pense notamment aux ex-élus communistes, paix à leur âme -, superbement ignorés par Michel le Numérique, avaient lancé l'idée de la création d'une autre liste de gauche.

 

Si, si, vous avez bien lu.

664925e73d761453ed27f7dd2ba3f040.jpgLe plus étonnant (vraiment ?) c'est l'enthousiasme que cette initiative déclencha alors, auprès de nombre de gens sincèrement persuadés d'être de gauche à Parthenay, mais beaucoup moins d'être représentés par le gars qui se faisait photographier avec Bill Gates. Des gens pas au PS, pas enseignants, ni formateurs, ni responsables d'associations culturelles...

Bref. De cette bouteille à la mer naquit la liste des Motivé-e-s, avec plein de gens, effectivement peu au fait de ce que doit être la politique : des mères célibataires, des cabossés de la vie, des travailleurs précaires, des Français issus de l'immigration...

Mais plus de Verts.

Entre temps, Michel Hervé, entendant torpiller toute velléité d'une vraie autre liste de gauche, leur avait proposé des places éligibles sur sa liste. Enfin, à condition de gagner, mais qui en doutait alors ?

11/01/2008

Les précaires du PS niortais

Une chose (parmi d'autres) m'étonne dans cette campagne des municipales de Niort : les trous de mémoire socialistes.

  • Que par exemple, personne n'ait rappelé que Rodolphe Challet, aujourd'hui soutien de Geneviève Gaillard et membre de sa liste, se présenta contre la dame, et contre l'avis de son parti politique, lors des élections législatives de 2002.

ff3bac2a3a3ca8a7973b9b9eeb51ae81.gifDe cette histoire, et de son échec retentissant, le jeune homme retint d'ailleurs la leçon. Chef de file des supporters d'Alain Baudin pour ces municipales 2008, Rodolphe Challet est le seul du clan à s'être finalement rallié à la candidate officiellement désignée par le PS. Il n'avait sans doute aucune envie de se faire exclure du parti une seconde fois.

 

  • Encore ce jeune homme fut-il réintégré (quand, comment, mystère, mais il le fut). Pas comme Joël Renoux, qui osa se présenter aux cantonales à Niort en 2004 face au candidat officiellement désigné du PS, Gérard Zabatta. Exclu il fut, exclu il demeure à ce jour, le chef de file de la troisième liste "de gauche" de ces municipales 2008.

 

  • "J'ai pris l'initiative de me mettre en congé du PS, personne ne m'a exclu" s'est d'ailleurs empressé de préciser ces derniers jours le maire sortant Alain Baudin, dont les alliances multicolores sont montées au nez de sa concurrente socialiste officielle.

Qu'y a-t-il dans cette petite phrase, sinon une allusion directe à son mentor, celui-là même qui est sorti l'autre lundi de son armoire cryogénique son bureau de la Smacl pour désigner lui-même aux électeurs le bon héritier à élire ?

  • Municipales à Niort, 1995... Une certaine Ségolène Royal, députée socialiste, obtient l'investiture officielle du PS face au maire sortant, le socialiste Bernard Bellec. Celui-ci maintient sa candidature, et prend l'initiative de "se mettre en congé du PS" le temps de la campagne électorale.

Il advint ce dont tout le monde se souvient. Ségolène Royal fut battue, et Bernard Bellec, réélu... jamais exclu.

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