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16/06/2007

Le profil de l'emploi

Dimanche soir, aux environs de 20 heures, vous saurez.

Mme Geneviève Gaillard, de Niort, Mlle Delphine Batho, d'Argenteuil de Melle, M. Dominique Paillé, de Nueil-Les Aubiers  ou peut-être M. Jean Grellier, de Cerizay, dimanche soir, aux environs de 20 heures, vous saurez si les électeurs vous auront retenu pour ce boulot de député (e) auquel vous avez postulé.

medium_depute.gifMais au fait, c'est quoi, au juste, un boulot de député (e) ? Quel est donc le profil du poste ? Sérieusement, hein, c'est quoi au juste, le profil du poste ? Parce que là, dans les Deux-Sèvres, on a rien que des gens très différents. Parmi les candidats qui ont, demain soir, de bonnes chances de décrocher ce job.

Jean-Marie Morisset, déjà retenu lui, est un laboureur. Qui sème aussi les sous du président du conseil général qu'il est par ailleurs, ça tombe bien. Avant, il était "seulement" président du Pays de Gâtine, il semait aussi les sous des autres, de la région notamment, ça lui a réussi. Son truc, ce sont les assemblées générales. Il les fait presque toutes ! Et puis le coup de pouce, l'assistante sociale, l'oreille attentive. Tout le monde le connaît, parce qu'il a écrit une lettre pour tout le monde au moins une fois. Un vrai sacerdoce. A Paris, il est invisible.

Geneviève Gaillard est une bûcheuse. Très assidue à l'Assemblée nationale. Qui bosse medium_bucheur.jpgbeaucoup sur des sujets nationaux. Sur les OGM par exemple, on l'a encore vu récemment, c'est une pro. Elle n'a pourtant pas acquis de stature nationale, faut dire qu'au sein du PS, y a de la concurrence en la matière. Ce qui ne l'empêche pas d'être connue de tout le monde à Niort. Il  y a l'héritage paternel, ça doit aussi aider un peu. Sans vouloir froisser personne.

Dominique Paillé est un homme d'appareil. Un aparatchik aurait-on dit s'il était passé par la case communiste. Mais son point le plus à gauche à lui, c'était Rocard... Il a les diplômes pour être directeur d'hôpital, mais n'a pratiquement jamais exercé ce métier. Ni aucun autre que celui de politique, d'abord comme permanent d'une organisation professionnelle, et puis très vite, comme élu local. Son meilleur atout aujourd'hui ? Etre dans le camp du vainqueur, enfin...

Jean Grellier est un homme de terrain. Un élu local issu de la base, un ex- sans grade devenu au fil des ans un des élus les plus sûrs de la gauche dans la région. Tenir un bastion socialiste en bocage bressuirais est déjà un exploit en soi. C'est un bon conciliateur, un connaisseur des rouages économiques, même si son ancienne société, une scop, n'a pas connu que des jours heureux. Nationalement, au sein du PS, il n'existe pas. Mais il a la confiance de Ségolène Royal à la Région.

medium_autruche.gifDelphine Batho est une femme d'appareil. Une aparatchik aurait-on dit si elle était passée par la case communiste. Mais son point le plus gauche à elle, c'est Julien Dray. Elle a passé son bac en militant à la fédération lycéenne, et le parti socialiste est son école. Elle y a tout appris des questions de sécurité, le dada de Julien Dray son mentor. Elle s'en sert pour le parti, et aussi pour son boulot, où elle travaille pour des amis du parti. Jusqu'à ce qu'elle décroche son premier job de députée, demain, comme sous-traitante de Ségolène Royal, et commence sa vraie carrière. La politique.

Des points communs entre ces profils ? Peu. Demain soir pourtant, ils enfileront le même uniforme, une écharpe bleu-blanc-rouge, pour aller exercer la même fonction : voter, ou ne pas voter, des lois. En proposer éventuellement, en amender parfois. Pour un CDD de 5 ans. Mais sans période d'essai, les veinards. Et sans aucune sanction de leurs employeurs, quoi qu'ils fassent, ou ne fassent pas, pendant 5 ans. La seule sanction possible, c'est demain, dans les urnes : les embaucher, ou pas. Bon choix !

Commentaires

J'observe que vous faites une analyse très fine de chacun des candidats Deux-sèvriens.
De mon côté, je me suis un peu attardé sur la liste du comité de soutien de Delphine Batho. Je remarque que Fifine et sa tutrice* qui nous ont rebattu les oreilles avec la parité, ont préféré faire appel aux hommes plutôt qu'aux femmes afin de les soutenir.
En effet, le comité de soutien de Delphine est composé de 72% d'hommes et de 28% de femmes. Je note également au passage que la seule étudiante qui était présente sur la liste de soutien au 1er tour a disparu au second. Dommage!
Ensuite, je constate que 75% de ce comité sont des élus politiques ou anciens élus (Maires, conseillers municipaux, conseillers généraux...). 13% sont responsables d'associations et 5% sont retraités. Les 7% restants représentent probablement 93% de la population du sud Deux-Sèvres.
Si l'on veut être proche des "vrais gens", il faudrait peut-être les respecter un peu plus. Pourquoi n'y-a-t'il sur cette liste aucune femme au foyer, aucun(e) RMiste, aucun(e) chômeur(euse) et j'en passe?
Je crois connaître la réponse. Elle me vient du président de l'association Celloise du PS. Il estime que si Delphine a privilégié les élus dans son comité de soutien, c'est parce qu'une partie de la population est sensible à l'image de ses élus.
Finalement, j'ajouterai que les fidèles et les sans-grade ne sont là que pour coller les affiches, distribuer les tracts et surtout voter pour Delphine.
Circulez, y'a rien à voir pendant cinq ans!

*Ségolène Royal

Écrit par : Alain RANDONNET | 17/06/2007

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