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26/06/2007

Une mordante à la Région

Selon toute vraissemblance, Françoise Bély, ancien maire de Lageon et candidate PS déclarée pour les prochaines élections sur le canton de Parthenay, devrait intégrer dans les jours qui viennent le conseil régional.

medium_assemblee7.jpgElle était en effet la première sur la "liste d'attente" des non élus de la liste Royal aux régionales. Sauf désistement de sa part, elle devrait donc remplacer numériquement le vice-président Jean Grellier, démissionnaire pour cause de cumul de mandats avec son tout récent siège de député du nord Deux-Sèvres. 

Autant préciser de suite que Jean Grellier n'est pas ravi de devoir lâcher son poste à la Région... Mais qu'il a dû se plier à la règle édictée par Ségolène Royal pour elle-même. Il devrait tout de même pouvoir conserver jusqu'en mars prochain son mandat de maire de Cerizay, qui n'est tout de même pas une ville d'une telle importance qu'il ne puisse continuer à en travailler les dossiers tout en siégeant à Paris, tout de même.

Dommage pour la Région de se priver des réelles compétences de Jean Grellier en matière économique. Mais, côté medium_parthenay.jpgstrictement militant, Ségolène Royal fait avec l'arrivée de Françoise Bély une très bonne affaire. La dame, qui n'a pas sa langue dans sa poche, ni ses convictions sous son mouchoir, s'est distinguée autrefois en Gâtine... en reprochant avec virulence à Michel Hervé, alors seigneur socialiste de Parthenay, sa méprisante obstination à considérer les petites communes de sa périphérie comme quantité négligeable.

Depuis, Michel Hervé a quitté le paysage deux-sévrien, et Françoise Bély, qui devait s'ennuyer ferme après avoir abandonné sur un coup de tête sa mairie de Lageon, a pris sa carte au PS, et s'est engagée corps et âme au côté de Ségolène Royal pour les régionales de 2004. Avec le succès que l'on connaît.

Ce qui est intéressant dans cette "promotion" politique, c'est qu'elle offre à Françoise Bély un atout majeur dans sa (difficile, mais pas impossible) conquête du canton de Parthenay, face à un poids-lourd local, l'UMP Gilbert Favreau, ci-devant président du Pays de Gâtine.

Ce qui est amusant, c'est qu'à gauche, d'aucuns profiteraient bien de l'occasion pour se débarrasser aussi... de Gaëtan Fort, candidat socialiste bien peu crédible aux législatives en Gâtine, et pas mieux placé pour les municipales à Parthenay.

medium_croisades.jpgCar, une chose est évidente. Au lendemain de ces fameuses législatives qui ont vu l'UMP nordiste Paillé déboulonné, et les partisans de Ségolène Royal renforcés par les élections de la dauphine Batho et du fidèle Grellier, les socialistes sont prêts à passer à la phase offensive. Objectifs : reconquérir en mars 2008 les villes de Thouars (très probable) et de Parthenay (plus difficile), et faire basculer à gauche le conseil général (faisable). Au boulot !

20/06/2007

Le pouvoir appelle le pouvoir

Et maintenant, que vont-ils faire ?

Ces trois députés socialistes des Deux-Sèvres, tout nouvellement élus ou réélus, que vont-ils faire... d'autre ?

medium_interrogation2.jpgLe premier à s'être posé la question, c'est Jean Grellier. Côté professionnel, pas de souci, le chef d'entreprise a déjà pris sa retraite. Maire de Cerizay depuis un quart de siècle (eh oui !), il avait déjà dit qu'il ne se représenterait pas la prochaine fois (son successeur potentiel est le tout jeune conseiller général Johnny Brosseau). Oui mais, et son mandat de vice-président du conseil régional ?

"Ca me semble complémentaire" a-t-il lâché le soir de son élection, "mais si c'est une question de principe..." Elle est marrante, Ségolène Royal, avec son non cumul des mandats ! Elle, elle va avoir besoin de temps pour se lancer à l'assaut du PS et en prendre la direction, on comprend que ce ne soit pas facile à cumuler avec la présidence de la région Poitou-Charentes et un siège de députée de Melle. Mais les autres ?

Jean Grellier est bien embêté, il n'est pas le seul. Geneviève Gaillard, qui a vécu le mandat unique de députée en a medium_cannib.jpgaussi expérimenté les limites. Elle a déjà laissé entendre ici et là qu'un mandat local en sus, ce n'est pas de trop pour avoir voix au chapître sur les grands dossiers. Son score de reine aux législatives semble aussi lui avoir redonné du courage pour affronter les guerres claniques socialistes locales, et tenter une investiture comme tête de liste aux municipales à Niort. Elue, conservera-t-elle son siège de députée, bravant la jurisprudence Royal ?

Delphine Batho quant à elle ne s'en fait pas. Elle débute dans la vie politique par le mandat le plus intéressant financièrement, celui qui permet de se passer d'exercer un autre boulot pour vivre. Fonctionnaire territoriale, elle va sans doute s'empresser de se mettre en disponibilité pour se consacrer à temps plein... à la conquête du PS par Ségolène Royal et Julien Dray, sans lesquelles aujourd'hui la jeune députée du sud Deux-Sèvres ne serait rien.

Jouer la courroie de transmission entre le Mellois et la présidente de Poitou-Charentes sera sa récréation de fin de semaine. On n'a pas fini de la voir en photo dans les journaux inaugurer les chrysanthèmes, avec sa jolie écharpe tricolore toute neuve...

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18/06/2007

Trop vite dit

Au lendemain de ces législatives 2007, la droite deux-sévrienne se reveille avec la gueule de bois de ceux qui ont dû boire pour oublier...

medium_artifice.2.jpgTerrible et historique défaite en effet sur ce territoire, que celle infligée par le socialiste Jean Grellier à l'UMP Dominique Paillé dans la circonscription de Bressuire-Thouars, qui n'avait jamais connu de député de gauche depuis la création de l'Assemblée nationale !

Terrible et historique défaite en ce qu'elle fait déjà pencher la balance du rapport de force politique départemental vers la gauche (trois députés sur quatre)... et que ce n'est sans doute que le début de la fin.

Un rapide coup d'oeil ce matin dans mes petites fiches donne ceci, concernant le rapport de force politique actuel au conseil général des Deux-Sèvres :

6 UMP, 1 UDF, 10 MD (majorité départementale, c'est-à-dire divers droite, amis de Jean-Marie Morisset), soit 17 élus à droite. 11 PS, 3 divers gauche, soit 14 à gauche. 2 sans étiquette, qui votent plutôt avec la droite, mais de toute façon, ça ne change rien.

medium_mathematiques_clr.2.jpg

Aux prochaines élections cantonales, 17 cantons sont renouvelables : 1 UDF, 4 PS, 1 divers gauche, 4 UMP, 6 MD, et 1 SE. Soit au total 5 élus de gauche, 10 de droite, et 1 sans étiquette (Dominique Paquereau, d'Airvault, qui ne sait plus lui-même très bien où il en est entre droite et gauche, mais qui va se représenter).

Or, lors de ces dernières législatives, 9 cantons sur les 17 renouvelables ont voté en majorité pour un candidat... socialiste. Mathématiquement, il ne faut pas être très doué pour conclure que la gauche au conseil général est susceptible de gagner 4 sièges supplémentaires (*).

Ce qui donnerait en mars 2008 autour de la grande table du conseil général, 18 conseillers généraux à gauche, 13 à droite et 2 sans étiquette, qui pourront donc continuer à voter à droite sans rien faire bouger.

Moralité : celui qui a prononcé dimanche soir à l'issue du second tour des législatives la phrase suivante (rapportée dans la NR de ce jour) : " C’est mon premier échec en trente ans de politique. Ce challenge était important. Mais je suis encore vice-président du conseil général pour trois ans. Je ferai entendre ma voix dans les compétences qui sont propres à cette assemblée "... aurait mieux fait de sortir sa calculette avant. N'est-ce pas, M. le candidat UMP Jean-Pierre Griffault ?

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(*) La liste ? Pas tout le même jour, gourmands ! Mais déjà, plus que probable, le basculement de Niort-Nord de la poche de Brossard (UDF) dans l'escarcelle de Françoise Billy (1ere fédérale PS).

 

17/06/2007

Le Quoi de neuf est fier !

Oui, le Quoi de neuf est fier... d'avoir pensé jusqu'au bout, que Jean Grellier pouvait tirer son épingle du jeu ! Et ce n'est pas un point de vue partisan, mais la satisfaction d'une "analyste" du microcosme...

C'est sans doute plus la défaite de Dominique Paillé que la victoire de son challenger socialiste, mais il n'empêche : le 7-9, décidément, ne fait rien comme tout le monde. Et si nationalement, l'UMP peut garder le sourire (un poil crispé peut-être), localement, le PS mène par 3 députés à 1.

Pour le reste, vous savez.

Delphine Batho confirme son rôle de dauphine, et Geneviève Gaillard est définitivement une reine. Au point que les portes de la cité de Niort lui sont désormais grandes ouvertes... Suite au prochain épisode !

Les résultats définitifs

1ere circonscription : Geneviève Gaillard : 65,24 % ELUE - Frédéric Rouillé : 34,76 %

2e circonscription : Delphine Batho : 57,42 % ELUE - Jean-Pierre Griffault : 42,58 %

4e circonscription : Jean Grellier : 51,41 % ELU - Dominique Paillé : 48,59 %

On a souvent besoin d'un plus petit que soi

Un court texte du rédac' chef de notre rubrique Politique-Fiction, à lire avant ce soir 20 heures, que je me permets de vous dédier à toutes et tous, gradés et sans grades, sympathisants et militants, élus et candidats, dauphins et héritiers...

Et comme le dit la formule rituelle, "toute ressemblance avec des personnes..."

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16/06/2007

Le profil de l'emploi

Dimanche soir, aux environs de 20 heures, vous saurez.

Mme Geneviève Gaillard, de Niort, Mlle Delphine Batho, d'Argenteuil de Melle, M. Dominique Paillé, de Nueil-Les Aubiers  ou peut-être M. Jean Grellier, de Cerizay, dimanche soir, aux environs de 20 heures, vous saurez si les électeurs vous auront retenu pour ce boulot de député (e) auquel vous avez postulé.

medium_depute.gifMais au fait, c'est quoi, au juste, un boulot de député (e) ? Quel est donc le profil du poste ? Sérieusement, hein, c'est quoi au juste, le profil du poste ? Parce que là, dans les Deux-Sèvres, on a rien que des gens très différents. Parmi les candidats qui ont, demain soir, de bonnes chances de décrocher ce job.

Jean-Marie Morisset, déjà retenu lui, est un laboureur. Qui sème aussi les sous du président du conseil général qu'il est par ailleurs, ça tombe bien. Avant, il était "seulement" président du Pays de Gâtine, il semait aussi les sous des autres, de la région notamment, ça lui a réussi. Son truc, ce sont les assemblées générales. Il les fait presque toutes ! Et puis le coup de pouce, l'assistante sociale, l'oreille attentive. Tout le monde le connaît, parce qu'il a écrit une lettre pour tout le monde au moins une fois. Un vrai sacerdoce. A Paris, il est invisible.

Geneviève Gaillard est une bûcheuse. Très assidue à l'Assemblée nationale. Qui bosse medium_bucheur.jpgbeaucoup sur des sujets nationaux. Sur les OGM par exemple, on l'a encore vu récemment, c'est une pro. Elle n'a pourtant pas acquis de stature nationale, faut dire qu'au sein du PS, y a de la concurrence en la matière. Ce qui ne l'empêche pas d'être connue de tout le monde à Niort. Il  y a l'héritage paternel, ça doit aussi aider un peu. Sans vouloir froisser personne.

Dominique Paillé est un homme d'appareil. Un aparatchik aurait-on dit s'il était passé par la case communiste. Mais son point le plus à gauche à lui, c'était Rocard... Il a les diplômes pour être directeur d'hôpital, mais n'a pratiquement jamais exercé ce métier. Ni aucun autre que celui de politique, d'abord comme permanent d'une organisation professionnelle, et puis très vite, comme élu local. Son meilleur atout aujourd'hui ? Etre dans le camp du vainqueur, enfin...

Jean Grellier est un homme de terrain. Un élu local issu de la base, un ex- sans grade devenu au fil des ans un des élus les plus sûrs de la gauche dans la région. Tenir un bastion socialiste en bocage bressuirais est déjà un exploit en soi. C'est un bon conciliateur, un connaisseur des rouages économiques, même si son ancienne société, une scop, n'a pas connu que des jours heureux. Nationalement, au sein du PS, il n'existe pas. Mais il a la confiance de Ségolène Royal à la Région.

medium_autruche.gifDelphine Batho est une femme d'appareil. Une aparatchik aurait-on dit si elle était passée par la case communiste. Mais son point le plus gauche à elle, c'est Julien Dray. Elle a passé son bac en militant à la fédération lycéenne, et le parti socialiste est son école. Elle y a tout appris des questions de sécurité, le dada de Julien Dray son mentor. Elle s'en sert pour le parti, et aussi pour son boulot, où elle travaille pour des amis du parti. Jusqu'à ce qu'elle décroche son premier job de députée, demain, comme sous-traitante de Ségolène Royal, et commence sa vraie carrière. La politique.

Des points communs entre ces profils ? Peu. Demain soir pourtant, ils enfileront le même uniforme, une écharpe bleu-blanc-rouge, pour aller exercer la même fonction : voter, ou ne pas voter, des lois. En proposer éventuellement, en amender parfois. Pour un CDD de 5 ans. Mais sans période d'essai, les veinards. Et sans aucune sanction de leurs employeurs, quoi qu'ils fassent, ou ne fassent pas, pendant 5 ans. La seule sanction possible, c'est demain, dans les urnes : les embaucher, ou pas. Bon choix !

12/06/2007

Où sont les stars ?

Une réflexion en passant, après avoir vu la télé ce soir quelques brèves images de Ségolène Royal de passage dans le sud Deux-Sèvres pour soutenir sa dauphine Delphine Batho...

medium_duel.jpgPour quoi diable le parti socialiste ne fait-il aucun effort pour aider Jean Grellier dans son duel face à Dominique Paillé ?

Le député UMP sortant de la 4e circonscription joue le défilé des stars d'hier (Méhaignerie) et d'aujourd'hui (Borloo lui-même est annoncé pour demain, dans le nord mais aussi dans le sud Deux-Sèvres, en soutien à l'adversaire de Delphine Batho m'a-t-on dit).

Et en face ? Ben rien. Personne. Pas l'ombre d'un chat, encore moins d'un éléphant. Même pas un coup de pouce de Ségolène Royal, dont Jean Grellier est pourtant l'un des plus fidèles lieutenants à la Région. Encore moins un coup de main, en voisine, de la souveraine niortaise Geneviève Gaillard, trônant sur les 48,59 % de sa presque élection au premier tour.

Ceux-là encore. Mais depuis sa prestation à Charléty avant le 6 mai, je connais plus d'un électeur medium_noah.jpgpotentiel du Bocage et du Thouarsais, qui auraient apprécié un p'tit concert de soutien de Yannick Noah par exemple. Face au pote rappeur de Paillé, ça pouvait motiver quelques jeunes, non ?

Ben non, Jean Grellier, il doit se débrouiller tout seul pour affronter ce second tour, et tenter - c'est pourtant faisable - de ravir à Dominique Paillé son siège de député. Tout seul. Ou presque. Le maire de Terves, petite commune proche de Bressuire, appelle à voter Grellier au second tour. Un socialiste ? Ah non, un MoDem...

 
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