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08/05/2007

... Dominique, le départ ?

"Enfin !" a-t-il dû soupirer dimanche soir à 20 heures. Eh oui, enfin un pari gagnant pour Dominique Paillé ! Le députémedium_chevaux.jpg UMP de la 4e circonscription des Deux-Sèvres voit enfin franchir en tête la ligne d'arrivée de la présidentielle le dernier cheval sur lequel il a misé. Mais n'aurait-il déjà pas trop perdu pour retirer de la victoire de son champion un quelconque bénéfice ?

A regarder les votes dans sa circonscription, réputée voter majoritairement à droite sans état d'âme, mais où Sarkozy ne distance Royal que d'un tout petit point, on peut déjà se poser quelques questions. Mais la réponse est là, sous nos yeux, dans le vote de la ville de Bressuire, au coeur de ce Bocage catholique : la candidate de la gauche en tête au second tour, un fait électoral absolument inédit, alors que l'addition des voix du candidat UMP et du candidat UDF dépassait les 50 % au premier tour... C'est Bayrou qui se venge, par électeurs interposés, du ralliement de son ex-directeur de campagne au camp UMP !

Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il y a une morale en politique (cf l'affaire Debien-Batho ci-dessous), mais tout de même, avouez que c'est plutôt drôle, cette révolte silencieuse des électeurs que des gens comme Dominique Paillé ont un peu trop tendance à prendre pour des moutons. "Dans le nord du département, les centristes ont toujours été de droite" clamait-il dans la presse locale entre les deux tours, refusant tout autre choix à ces électeurs.

En nombre, ces centristes-là ont clairement exprimé leur désaccord : de droite peut-être, mais sûrement pas de cette droite-là, conservatrice, autoritaire et atlantiste. En nombre, ces centristes-là ont trouvé plus de traces de leurs valeurs démocrates chrétiennes dans la candidature de Ségolène Royal. En nombre, ils ont franchi le Rubicon et voté, pour la première fois de leur vie, à gauche.

Que les socialistes ne se réjouissent pas trop vite, cependant. Les électeurs centristes de la 4e circonscription, comme ceux de la 3e circonscription d'ailleurs (où Royal prend l'avantage d'un point sur Sarkozy) ne sont sans doute pas prêts à basculer définitivement à gauche.

medium_guillotine.jpgMais, en accordant largement, comme ils l'ont fait pour François Bayrou au premier tour, leurs suffrages au futur candidat du Mouvement Démocrate le 10 juin prochain, les anciens électeurs de Dominique Paillé pourraient bien faire payer cher son choix sarkozyste au député transfuge. Et si la "révolution orange" faisait tomber au moins une tête ?

15/03/2007

Qu'importe le flacon ?

Petite suite au billet précédent concernant le fameux pari perdu de Dominique Paillé.

Ou plutôt, la nature de la mise : une caisse de Saint-Estèphe selon Libé, rien moins que trois flacons de Petrus (cote moyenne, autour de 1000 euros la bouteille) pour Marianne, qui croire ?

Dans le nord Deux-Sèvres en tout cas, sur cette affaire, la messe est dite ! L'autoproclamé "centriste de l'UMP" n'est plus "l'ami" de tout de monde dans les vignobles.

Car enfin, non seulement le député du nord des Deux-Sèvres s'est rallié à un Nicolas Sarkozy, frémissant de dégoût à la vue du moindre verre de vin, mais il n'a même pas su saisir l'occasion d'un pari perdu pour faire un peu de promo, dans Libé, dans Marianne, pour les vins du Thouarsais, de chez lui. Surtout qu'ils les connaît bien, ces petits crus de "l'autre pays du vin", il leur a consacré un livre tout entier, dédicacé à tour de bras l'an dernier au Salon des vins de Thouars !

A croire que les vins du Thouarsais servent plus à la promotion du député que l'inverse...

medium_lup427T.jpg

12/03/2007

Dominique, un ami qui vous veut du bien

Petite anecdote véridique et savoureuse, qui échappera sans doute aux médias nationaux, mais que nos quotidiens régionaux se sont fait un plaisir de signaler :

Lundi dernier, le désormais très sarkozyste député du nord Deux-Sèvres Dominique Paillé a fait livrer au candidat UDF François Bayrou une caisse de vin... pour cause de pari perdu !

medium_vin_caisse_verre.jpg

Ben oui, Dominique est joueur, mais ne parie pas (souvent) sur le bon cheval. En 2002, après la victoire de Chirac, il s'était empressé, comme tous ses petits camarades UDF des Deux-Sèvres d'ailleurs, de quitter le parti de François Bayrou dont il avait été le directeur de campagne pour les européennes de 1999, pour rejoindre les rangs de l'UMP.

Pourtant ancien président de l'association départementale des Amis de Jacques Chirac, Dominique Paillé a également rallié dès 2005, et sans état d'âme, son "ami " et néanmoins candidat Nicolas Sarkozy, abandonnant son "ami" François Bayrou au vu de cette fulgurante analyse (extraite d'une interview publiée par France Soir du 30.12.2006) :

"Nous avons des relations régulières et courtoises, mais François a fait une autre analyse que la mienne. Il pense être le troisième homme, une stratégie qui ne mène à rien dans un scrutin majoritaire."

Et la caisse de vin, me direz-vous ? J'y viens, j'y viens !

Dominique Paillé, qui se targue d'être resté en bons termes avec "François", avait pronostiqué un 15 % grand maximum du candidat UDF dans les sondages, et poussé le bouchon de la certitude à parier "une caisse de champagne" si d'aventure, François Bayrou franchissait un jour les 20 % d'intention de vote.

Ce qui fut dit, fut fait. Le Béarnais ayant fait savoir sa préférence pour le vin de Bordeaux, Dominique Paillé s'acquitta lundi dernier de l'envoi de quelques grands crus.

Moralité : Dominique Paillé change souvent d'amis, mais il tient ses paris ?

 
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