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03/07/2007

un plus une moins deux, sauf si

Comme annoncé ici il ya une semaine, Jean Grellier, nouveau député PS du nord Deux-Sèvres, a confirmé à la presse locale (NR d'aujourd'hui) sa démission de son mandat de conseiller régional, pour respecter la règle édictée par Ségolène Royal du "gros mandat unique" (maire de Cerizay, petite bourgade, ça passe encore... jusqu'en mars 2008) .

medium_la-piscine-83358.jpgComme supposé ici également il y a une semaine, son siège sera pouvu par la première non-élue de la partie Deux-Sèvres de la liste Royal aux régionales de 2004, à savoir Françoise Bély : la prof d'histoire de Parthenay, ancien maire de Lageon, est lancée dans le vrai grand bain de la politique ! Et on en reparlera très vite, car ça bouge à toute allure en ce moment du côté de Parthenay...

Mais Jean Grellier, ancien chef d'entreprise (une scop de transports), avait le rang de vice-président à la Région, chargé de l'économie. Et Françoise Bély, elle n'y connaît pas grand-chose à l'économie. C'est sans doute pour ça que ce n'est pas elle qui a été retenue pour prendre cette vice-présidence vacante...

Selon une source absolument sûre du Quoideneuf, doit être élu à ce poste lors de la prochaine session du conseil régional lundi, un certain Jean-François Macaire : ce proche du maire de Poitiers Jacques Santrot était jusqu'ici vice-président en charge de l'éducation et de la formation. Pas sûr qu'un homme d'appareil de ce genre soit un atout pour une vision concrète et pragmatique de l'économie en région, compétences que l'on pouvait reconnaître au Cerizéen Grellier.

medium_addition41.jpgBref. Un seul mandat important pour Jean Grellier, une femme des Deux-Sèvres de plus à la Région, mais un interlocuteur reconnu par les milieux économiques de moins... Et une vice-présidence en moins pour le 7-9. Sauf si ce jeu de chaises musicales réserve d'autres surprises ? Pas simple, l'arithmétique politique !

26/06/2007

Une mordante à la Région

Selon toute vraissemblance, Françoise Bély, ancien maire de Lageon et candidate PS déclarée pour les prochaines élections sur le canton de Parthenay, devrait intégrer dans les jours qui viennent le conseil régional.

medium_assemblee7.jpgElle était en effet la première sur la "liste d'attente" des non élus de la liste Royal aux régionales. Sauf désistement de sa part, elle devrait donc remplacer numériquement le vice-président Jean Grellier, démissionnaire pour cause de cumul de mandats avec son tout récent siège de député du nord Deux-Sèvres. 

Autant préciser de suite que Jean Grellier n'est pas ravi de devoir lâcher son poste à la Région... Mais qu'il a dû se plier à la règle édictée par Ségolène Royal pour elle-même. Il devrait tout de même pouvoir conserver jusqu'en mars prochain son mandat de maire de Cerizay, qui n'est tout de même pas une ville d'une telle importance qu'il ne puisse continuer à en travailler les dossiers tout en siégeant à Paris, tout de même.

Dommage pour la Région de se priver des réelles compétences de Jean Grellier en matière économique. Mais, côté medium_parthenay.jpgstrictement militant, Ségolène Royal fait avec l'arrivée de Françoise Bély une très bonne affaire. La dame, qui n'a pas sa langue dans sa poche, ni ses convictions sous son mouchoir, s'est distinguée autrefois en Gâtine... en reprochant avec virulence à Michel Hervé, alors seigneur socialiste de Parthenay, sa méprisante obstination à considérer les petites communes de sa périphérie comme quantité négligeable.

Depuis, Michel Hervé a quitté le paysage deux-sévrien, et Françoise Bély, qui devait s'ennuyer ferme après avoir abandonné sur un coup de tête sa mairie de Lageon, a pris sa carte au PS, et s'est engagée corps et âme au côté de Ségolène Royal pour les régionales de 2004. Avec le succès que l'on connaît.

Ce qui est intéressant dans cette "promotion" politique, c'est qu'elle offre à Françoise Bély un atout majeur dans sa (difficile, mais pas impossible) conquête du canton de Parthenay, face à un poids-lourd local, l'UMP Gilbert Favreau, ci-devant président du Pays de Gâtine.

Ce qui est amusant, c'est qu'à gauche, d'aucuns profiteraient bien de l'occasion pour se débarrasser aussi... de Gaëtan Fort, candidat socialiste bien peu crédible aux législatives en Gâtine, et pas mieux placé pour les municipales à Parthenay.

medium_croisades.jpgCar, une chose est évidente. Au lendemain de ces fameuses législatives qui ont vu l'UMP nordiste Paillé déboulonné, et les partisans de Ségolène Royal renforcés par les élections de la dauphine Batho et du fidèle Grellier, les socialistes sont prêts à passer à la phase offensive. Objectifs : reconquérir en mars 2008 les villes de Thouars (très probable) et de Parthenay (plus difficile), et faire basculer à gauche le conseil général (faisable). Au boulot !

20/06/2007

Le pouvoir appelle le pouvoir

Et maintenant, que vont-ils faire ?

Ces trois députés socialistes des Deux-Sèvres, tout nouvellement élus ou réélus, que vont-ils faire... d'autre ?

medium_interrogation2.jpgLe premier à s'être posé la question, c'est Jean Grellier. Côté professionnel, pas de souci, le chef d'entreprise a déjà pris sa retraite. Maire de Cerizay depuis un quart de siècle (eh oui !), il avait déjà dit qu'il ne se représenterait pas la prochaine fois (son successeur potentiel est le tout jeune conseiller général Johnny Brosseau). Oui mais, et son mandat de vice-président du conseil régional ?

"Ca me semble complémentaire" a-t-il lâché le soir de son élection, "mais si c'est une question de principe..." Elle est marrante, Ségolène Royal, avec son non cumul des mandats ! Elle, elle va avoir besoin de temps pour se lancer à l'assaut du PS et en prendre la direction, on comprend que ce ne soit pas facile à cumuler avec la présidence de la région Poitou-Charentes et un siège de députée de Melle. Mais les autres ?

Jean Grellier est bien embêté, il n'est pas le seul. Geneviève Gaillard, qui a vécu le mandat unique de députée en a medium_cannib.jpgaussi expérimenté les limites. Elle a déjà laissé entendre ici et là qu'un mandat local en sus, ce n'est pas de trop pour avoir voix au chapître sur les grands dossiers. Son score de reine aux législatives semble aussi lui avoir redonné du courage pour affronter les guerres claniques socialistes locales, et tenter une investiture comme tête de liste aux municipales à Niort. Elue, conservera-t-elle son siège de députée, bravant la jurisprudence Royal ?

Delphine Batho quant à elle ne s'en fait pas. Elle débute dans la vie politique par le mandat le plus intéressant financièrement, celui qui permet de se passer d'exercer un autre boulot pour vivre. Fonctionnaire territoriale, elle va sans doute s'empresser de se mettre en disponibilité pour se consacrer à temps plein... à la conquête du PS par Ségolène Royal et Julien Dray, sans lesquelles aujourd'hui la jeune députée du sud Deux-Sèvres ne serait rien.

Jouer la courroie de transmission entre le Mellois et la présidente de Poitou-Charentes sera sa récréation de fin de semaine. On n'a pas fini de la voir en photo dans les journaux inaugurer les chrysanthèmes, avec sa jolie écharpe tricolore toute neuve...

medium_train.jpg

 

12/06/2007

Où sont les stars ?

Une réflexion en passant, après avoir vu la télé ce soir quelques brèves images de Ségolène Royal de passage dans le sud Deux-Sèvres pour soutenir sa dauphine Delphine Batho...

medium_duel.jpgPour quoi diable le parti socialiste ne fait-il aucun effort pour aider Jean Grellier dans son duel face à Dominique Paillé ?

Le député UMP sortant de la 4e circonscription joue le défilé des stars d'hier (Méhaignerie) et d'aujourd'hui (Borloo lui-même est annoncé pour demain, dans le nord mais aussi dans le sud Deux-Sèvres, en soutien à l'adversaire de Delphine Batho m'a-t-on dit).

Et en face ? Ben rien. Personne. Pas l'ombre d'un chat, encore moins d'un éléphant. Même pas un coup de pouce de Ségolène Royal, dont Jean Grellier est pourtant l'un des plus fidèles lieutenants à la Région. Encore moins un coup de main, en voisine, de la souveraine niortaise Geneviève Gaillard, trônant sur les 48,59 % de sa presque élection au premier tour.

Ceux-là encore. Mais depuis sa prestation à Charléty avant le 6 mai, je connais plus d'un électeur medium_noah.jpgpotentiel du Bocage et du Thouarsais, qui auraient apprécié un p'tit concert de soutien de Yannick Noah par exemple. Face au pote rappeur de Paillé, ça pouvait motiver quelques jeunes, non ?

Ben non, Jean Grellier, il doit se débrouiller tout seul pour affronter ce second tour, et tenter - c'est pourtant faisable - de ravir à Dominique Paillé son siège de député. Tout seul. Ou presque. Le maire de Terves, petite commune proche de Bressuire, appelle à voter Grellier au second tour. Un socialiste ? Ah non, un MoDem...

08/06/2007

C'est la faute à Jospin...

C'est la faute à Jospin Raffarin Villepin

medium_ciseaux.gifUn article très intéressant du quotidien numérique Rue89 (créé par des anciens journalistes de Libé) rappelle que le conseil constitutionnel, après les élections législatives de 2002, avait tiré la sonnette d'alarme : les circonscriptions électorales, redécoupées par Pasqua en 1986, étaient devenues, évolution démographique oblige, beaucoup trop inégalitaires. En clair, quand certains députés sont élus avec 5.000 voix, d'autres doivent en obtenir 25.000. Mais au bout du compte, c'est "one député, one vote" à l'Assemblée Nationale.

Autant dire que les départements ruraux en voie de dépeuplement sont particulièrement visés par ce nécessaire rééquilibrage. Dont, je vous le donne en mille, notre cher 7-9, qui selon l'étude réalisée en 2005, aurait dû rendre un siège de député, en faveur d'un département plus peuplé.

Eh ben, je vous le dis : si Jospin avait fait le ménage électoral pendant ses 5 ans de gouvernement, ou Raffarin après lui, ou même Villepin vite fait avant de partir, on s'en serait épargné, des déchirures entre socialistes au sud du 7-9. Après Ségolène Royal, hop ! On supprimait la 2e circonscription pour la rattacher moitié avec la Gâtine, moitié avec Niort, et le tour était joué : il n'y avait plus à choisir entre Batho et Gautier, à s'arracher les cheveux sur la succession de la dame du Poitou, à s'écarteler le coeur et l'esprit entre les racines locales et les ailes nationales...

medium_COLLE2.jpgL'avantage pour les socialistes de ce redécoupage, c'est qu'en recollant Mellois et bout de Marais au Niortais, on était sûr et certain de garder Geneviève Gaillard aux commandes sur la 1ere circonscription (même sans, je sais...). L'inconvénient, toujours vu du PS, c'est qu'en ajoutant le Saint-Maixentais à la Gâtine, on n'était pas près de faire seulement vaciller Jean-Marie Morisset de son siège.

Mais on ne l'a pas fait. Ni Jospin, qui voyait bien que ça faisait perdre un député à la gauche, ni Raffarin ni Villepin, qui auraient pourtant pu en profiter pour faire disparaitre le "fief mellois de Ségolène Royal", et réparer par la même occasion la terrible bourde de Pasqua.

Car, les historiens locaux s'en souviennent, la 2e circonscription des Deux-Sèvres naquit, d'un coup de ciseaux dans la 1ere (Melle et un bout du Marais), d'un coup de ciseaux dans la 3e (le Saint-Maixentais), avec l'espoir d'en faire un fief de droite. Qu'advint-il de ce redécoupage ? A la toute première élection législative sur cette nouvelle circonscription, fut élue en 1988, avec 550 voix d'avance sur son concurrent, la toute jeune Ségolène Royal...

medium_ribamb1v2.jpg

07/06/2007

La société civile des amis de Benoît Michenot

Avant qu'il ne disparaisse du paysage politique deux-sévrien à l'issue du premier tour des législatives dimanche, je voudrais dire deux mots de Benoît Michenot, candidat sans étiquette dans la 3e circonscription, celle où règne Jean-Marie Morisset depuis trois mandats. Et autant prévenir tout de suite les âmes sensibles et/ou ses amis, ce ne seront pas deux mots doux.

Je pense que ce garçon est promis à un bel avenir en politique. A lire ses nombreux billets sur son blog de campagne, il medium_iznogoud2.2.gifsemble en effet disposer de quelques qualités indispensables : ego généreusement dimensionné, don pour le camouflage idéologique (par exemple : appeler à voter Ségolène Royal puis affirmer qu'il n'est pas de gauche), pratique courante des phrases creuses en sont parmi les plus évidentes.

Benoît Michenot a cependant commis une erreur, qui lui vaudra un score dimanche compris entre 0,5 % et 1,5 % au mieux et parce que je suis gentille : il a été trop impatient. Car pour réussir son entrée en politique professionnelle (*), on ne peut pas se passer d'un bon cheval, d'une écurie même. Bref, d'un parti politique, qui assure visibilité du discours, paiement des affiches et des tracts, soutiens logistiques et indispensables réseaux.

François Bayrou, qui n'est pas un débutant lui, l'a bien compris, qui dénonce les clivages partisans du haut de la tribune de son MoDem fraîchement créé, et dont les virtuels (car pré-inscrits via internet) 80.000 adhérents constituent le socle d'une légitimité pérenne.

Benoît Michenot aurait dû prendre le temps d'être reconnu par un parti politique. Le PS comme papa, où il n'est toutefois pas facile de se faire une place, ou le MoDem tout neuf justement, puisqu'à l'un comme à l'autre il emprunte l'essentiel de son argumentaire. Qu'est-ce que 5 ans de plus quand on n'a que 34 ans et toute une vie de potentiels mandats électifs devant soi ?

Trop impatient, Benoît Michenot a décidé de se passer de parti politique. Et de nous faire gober qu'il était le représentant de la "société civile", c'est-à-dire de tout le monde, de moi, de vous... à condition que vous ne soyez ni curé, ni soldat, ça va de soi.

medium_societe_civile.jpgEh bien moi, je ne suis pas d'accord. Je refuse. Je me rebelle. Je me révolte. Je crie à l'imposture. Moi, infime fraction de la "société civile" à qui Benoît Michenot tente de voler son indépendance, de confisquer la parole à son profit, je vous le dis, je vous le crie : je ne suis pas actionnaire de la société civile des amis de Benoît Michenot, et n'en espère surtout, aucun profit.

 

(*) On parle de la cour des grands ici, pas d'une élection à l'échelle d'un petit canton de 5.000 habitants comme, par exemple, celui de Ménigoute.

16/05/2007

And the winner is...

medium_delphine-batho.jpgLes urnes socialistes de la 2e circonscription ont donc tranché : la candidate à la succession de Ségolène Royal sera cette jeune femme, dont le joli minois semble cacher une vraie détermination et un moral à toute épreuve. On ne milite pas depuis ses 17 ans sans avoir appris à essuyer quelques mauvais coups, sans doute...

Les voix : 179 pour Delphine Batho contre 148 à Eric Gautier. La jeune femme remporte les suffrages haut la main dans les deux grosses sections de Melle (57 contre 17) et Haut Val de Sèvre (70 contre 12), ce dernier score tendant à répondre à ma question de l'autre jour concernant la préférence du conseiller général de Saint-Maixent, Jean-Luc Drapeau...

Ne reste plus aux socialistes de la 2e circonscription qu'à se rassembler derrière leur candidate pour qu'elle hérite effectivement du siège de Ségolène Royal à l'Assemblée nationale le 10 juin prochain. Mais j'ai peur que les rancoeurs n'aient pas toutes été effacées par ce vote de dernière minute. Apparemment, l'appel solennel de la première secrétaire fédérale du PS à voter Delphine Batho est resté en travers de la gorge des membres du FCEG.

Quant à Eric Gautier, désormais suppléant de Delphine Batho (jusqu'à preuve du contraire *) , il daignera peut-être dire enfin quelques mots de cette affaire sur son propre blog ? Ou bien les internautes devront-ils aller lui poser la question ?

* Que vient de nous apporter Peire, militant de l'association socialiste celloise (voir commentaire ci-dessous) : Eric Gautier a, sitôt le résultat du vote connu, refusé le rôle de suppléant de la gagnante Delphine Batho. Mauvais joueur, le Moustachu !

 
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