Avertir le modérateur

10/03/2008

Cantonales dans les Deux-Sèvres : suspense

Côté cantonales, le suspense demeure au soir du premier tour. Avec cependant un léger avantage, psychologique, à la majorité départementale sortante.

Brioux-sur-Boutonne, Parthenay - avec un score sans appel du bavard des champs de 58,8 % ! -  ont été perdu dès le premier tour par la gauche.

Saint-Maixent 1, malgré la pugnace candidature de l'Orange Rudolf Cassaro, reste aussi dès le premier tour dans la manche du sortant socialiste Jean-Luc Drapeau, vainqueur avec plus de 52 %.

Ailleurs :

A Beauvoir, Rodolphe Challet enregistre un excellent score de 41,3 % face au sortant Jean-Claude Aubineau (48 %). Mais l'examen des reports possibles de voix ne lui est arithmétiquement pas favorable... ça se jouera dans un mouchoir de poche.

84ab92234c3d864afb59a3d8c9da9f22.jpgA l'inverse, sur le canton de Niort-Nord, le rapport de force est nettement favorable à la gauche. 1% seulement sépare le sortant Jacques "le Lumineux" Brossard (43,1 %) de sa challenger socialiste Françoise Billy. Mais il faudra compter avec le report des voix des Verts (11 %) et du PC (3,8 %)... On dirait que tout ça va faire des étincelles !

Canton délicat encore, celui de Mauzé-sur-le-Mignon. Le sortant de droite Jacques Morisset peut, s'il fait le plein des voix du FN, tirer son épingle du jeu face au peu connu Sébastien Dugleux. A moins que les électeurs communistes ne viennent au secours de ce dernier, ajoutant leurs 9% aux 40, 7% du jeune divers gauche.

Bonne surprise ici  pour les uns, bonne surprise là pour les autres : il semble qu'au bout du compte, Jean-Marie Morisset - réélu sur le canton de Mazières avec le score fleuve de 70,9 % - soit malgré tout effectivement obligé de poursuivre ses deux boulots de député et président du conseil général...

Municipales à Niort : que fera "Baudem" ?

Liste Gaillard 45,03 %, liste Baudin 26,08 %, liste Thébault 20,42 %, liste Renoux 5,77 %, liste Veyssières 2,70 %. 

Les résultats des municipales de Niort sont à peine tombés que la question est sur toutes les lèvres : mais que fera donc Alain Baudin au second tour ?

Le surnommé "BauDem" pour son alliance avec le MoDem - à moins qu'il n'y ait là quelque suggestion homophonique avec le non moins célèbre Baudet du Poitou - devra rapidement sortir de l'état catatonique dans lequel les résultats du premier tour l'ont plongé pour répondre à cette question.

4e3294292aa053e9e3eebd3c92df2072.jpgAlliance avec Geneviève Gaillard ? Dur à avaler, impossible sans doute même pour certains socialistes excommuniés de la liste. N'oublions pas les accusasions de "trahison" lancées au lendemain du vote des militants. On ne peut pas s'allier avec quelqu'un qui vous a trahi.

Alliance avec Marc Thébault ? Délicat stratégiquement dans une ville qui vote, on l'a vu, largement à gauche toutes tendances confondues. D'ailleurs au soir de ce premier tour, il semble que le mot d'ordre autour d'Alain Baudin ait été "Nous sommes à gauche, nous ne l'avons pas assez dit, nous le revendiquons"... Un peu comme Jospin le soir de la défaite se rappelait soudainement de l'étiquette "socialiste" de son programme !

Maintien, vaille que vaille ? La triangulaire sera délicate, plus encore que celle de 1995 : à l'époque, c'est l'outsider Ségolène Royal (pourtant candidate PS officielle) qui avait fait les frais de la plaisanterie, en terminant troisième... Sans empêcher pour autant la liste de Bernard Bellec, maire sortant, de l'emporter, la droite faisant un score très intermédiaire.

Quitte à jouer le jeu du diable, Alain Baudin pourrait bien choisir la voie du maintien, pariant sur l'indéfectible vote de gauche des Niortais pour ne pas culpabiliser de peut-être servir sa ville sur un plateau à la droite. Mais s'il gauchise son discours, les voix de centre-droit qui sont allés vers lui et ses partenaires du MoDem pourraient fuir vers Marc Thébault, désormais contraint de droitiser sa position. Alors...

 

07/03/2008

Municipales, cantonales : bon vote les Deux-Sèvres...

Comme annoncé plus bas, les commentaires sont désormais fermés sur le blog, jusqu'à dimanche soir très tard... ou lundi matin très tôt, selon ma forme et mon humeur du moment !

Bon week-end à tout le monde. Dimanche, si vous vous ennuyez, vous pouvez toujours aller vous enfermer quelques minutes derrière un rideau avec une pile de petits papiers et une enveloppe... Et refaire ce jeu une seconde fois si vous habitez dans un des 15 cantons renouvelables des Deux-Sèvres.

Personnellement, je crois que je vais rejoindre Angélique au hammam Les Cent Ciels. Histoire d'entamer l'entre deux tours électoral en pleine forme !

2be7243dbaca0a5d19006d6c342d7cf9.jpg

Cantonales en Deux-Sèvres : déception

Dans trois jours, on vote... aussi pour les candidats aux cantonales.

Et Jean-Marie Morisset peut se faire des cheveux. Non, on ne le laissera pas inaugurer tranquillement lese162ba8471422be31a961c795e807392.jpg chrysanthèmes d'un bout à l'autre de la Gâtine, entre deux promenades à Paris pour prendre l'air du côté du Palais-Bourbon.

Oui, il va devoir blanchir un peu plus sous le harnais de ses mandats de député et de président du conseil général. Ce qui, l'âge faisant (60 ans aux pâquerettes) sera un peu plus fatigant.

Et comme il a juré ses grands dieux pendant cette campagne qu'il ne démissionnerait pas de la présidence du conseil général... il faudra attendre un peu avant de le faire quand même.

Parce que le département, vous avez toutes les chances de le garder, M. Morisset. Hélas pour vos projets de vacances.

cc4673dafa2afd5d566f9d2b74d03b59.jpg

 

Si vous le gardez, ce second boulot, vous pourrez dire merci aux socialistes. Et au MoDem.

Les premiers ont oublié qu'il y avait des cantonales dans les Deux-Sèvres cette année, et n'avaient rien préparé. Candidats désignés à la dernière minute (Mauzé, Beauvoir), erreurs tactiques grossières (gauche divisée à Niort-nord, mauvais casting à Parthenay, susceptibilité mal placée à Airvault)... et surtout, absence de campagne collective pour cause d'étripage niortais

Les seconds, après avoir tonitrué qu'ils présenteraient des candidats dans les 15 cantons renouvelables, ont accouché d'une souris : un unique candidat 100 % orange, Rudolf Cassaro - mais quel candidat ! - sur le canton de Saint-Maixent 1.

596cf86215d5ab97381faf84d69b685c.jpgEt d'une couleuvre : un soutien de dernière minute à Jacques "Le Lumineux" Brossard, nanti d'un brevet d'humanisme qu'on décerne sans doute à tout patron ayant survécu à une grève de la faim... de ses salariés.

Certes, il reste une possibilité encore de perdre le département des Deux-Sèvres lors de ces élections cantonales, M. Morisset, et de jouir sans entrave de votre carte SNCF à tarif réduit : que vos propres candidats se prennent  tout seuls les pieds dans le tapis.

Allez, ne soyez pas trop déçu.  Au fond des urnes, tout est toujours possible. 

 

 

14/02/2008

Niort est au ski ?

Vous me connaissez, sur le sujet des municipales de Niort, je ne suis pas du genre à faire dans la caricature. Ma copine Angélique, je ne dis pas, mais moi, non.

dbf8288956a97e7940747c89f2526324.jpgSauf que je me demande, depuis quelques jours, si tous les Niortais ne sont pas de riches détenteurs de pouvoir d'achat mutualiste et de paires de ski et/ou de raquettes estampillées Camif.

Bref. Tout ça pour dire que les rues de Niort se sont vidées aussi visiblement que les commentaires des blogs politiques, et je ne parle pas que de celui-ci. Depuis deux jours, Me Fraise a lâché les noms de la liste Baudin, laïque, sortante, et dissidente. Combien de commentaires ? Un, qui appelle au secours dans le désert !

Pourtant,  le blog de Me Fraise ne souffre d'aucune sorte de modération, lui. Même pas de gentilles remontrances comme il m'arrive parfois d'en commettre ici.

Moralité ? Les détracteurs de Niort - à savoir, la totalité du département des Deux-Sèvres hors les frontières de la préfecture - ont beau jeu de ricaner : ben voyons, tous ces employés de mutuelles surpayés sont au ski !

C'est injuste et faux.

Beaucoup de Niortais préfèrent les plages des Caraïbes pendant l'hiver.

Et il reste un carré d'irréductibles, qui inlassablement, résistent à toute tentation de détente. Même pendant les vacances... Quel engagement !

30/01/2008

Cantonales : les indépendants des Deux-Sèvres

Les élections cantonales dans les Deux-Sèvres se révèlent chaque jour plus passionnantes !

Retour en arrière : il y a quelques mois, le président du conseil général Jean-Marie Morisset se précipitait au bureau d'embauche devant les électeurs de Gâtine pour faire prolonger son contrat de cinq ans à l'assemblée nationale.

Une précaution jugée bien sage, au vu des résultats de ces législatives : trois socialistes sur quatre députés, soit un siège pris à la droite. Et quel siège ! Rien de moins que celui du flamboyant Dominique Paillé, le conseiller très spécial de l'Elysée.

75bae7ab08485256020dd5e93523c076.jpgBref. Jean-Marie Morisset, rescapé de l'UMP, a fait comme tout le monde : les comptes. Et tout le monde s'est dit comme Jean-Marie Morisset : pour les cantonales, la droite est cuite.

Ca, c'était en juin.

Mais c'était sans compter sur le très grand sens stratégique de la gauche en Deux-Sèvres. Du genre à :

  • essuyer un refus catégorique de Christophe Frèrebeau sur le canton de Brioux malgré l'adoubement de Ségolène Royal.
  • compter sur René Mathé sur le canton de Mauzé-sur-le-Mignon en ayant un peu oublié de lui demander son avis. Et c'était non.
  • se déchirer entre socialistes niortais au point de susciter une candidature dissidente sur le canton de Niort-Nord.

2a44a82f0614d5d47a65da198d7aaf3a.jpgBref. Tout ça a redonné un peu d'espoir à la droite départementale. Et Jean-Marie Morisset a commencé à feuilleter les catalogues de décoration de bureaux de président, pour Du-Guesclin.

Ca, c'était en décembre.

Mais c'était sans compter sur le très grand sens stratégique de la droite en Deux-Sèvres. Du genre à être persuadée que :

  • les électeurs centristes des Deux-Sèvres votent toujours à droite.
  • les élus sans étiquette des Deux-Sèvres votent toujours Jean-Marie Morisset.
  • les adhérents du Modem dans les Deux-Sèvres sont tous d'anciens amis centristes, qui votent toujours à droite et Jean-Marie Morisset.

Aujourd'hui ?

La gauche essaie de consolider ses candidats tant bien que mal.

La droite ne sait plus à qui distribuer ses étiquettes "majorité départementale".

Et le Modem annonce crânement que chacun de ses potentiels élus sur la quinzaine de candidats qu'il présente siègera... en indépendant !

On n'est pas prêt de connaître la couleur de la moquette du bureau du président... Quel suspense, ces cantonales en Deux-Sèvres !

25/01/2008

Cantonales que l'amour

A force de chamailleries entre listes de gauche aux municipales à Niort, on en oublierait presque un enjeu politique diablement plus tranché que rose bonnet ou bonnet rose : le conseil général des Deux-Sèvres !

Autant prévenir tout de suite Benoît Michenot s'il passe par ici : la probabilité que Jean-Marie Morisset perde son fauteuil est à peu près aussi forte que de voir Alain Baudin et Geneviève Gaillard convoler en justes noces. C'est dire.

24c3ddcaea94e458c28fd7883215e55d.jpgPour le reste... C'est encore ouvert, même si je ne parierai pas la gauche gagnante 5 contre 1. Cinq cantons, bien sûr, ces fameux 5 inscrits sur toutes les tablettes depuis les élections présidentielles et législatives : vote à gauche aux deux scrutins, mais conseillers généraux sortants à droite.

Mon tiercé dans l'ordre des basculements possibles :  Brioux-sur-Boutonne, Mauzé-sur-le-Mignon, Niort-nord. En cas de miracle pour la gauche, Parthenay (Bély est battante mais Favreau le sortant a du poids) et Beauvoir (on ne connait pas encore le candidat de gauche, ce qui n'est pas bon signe).

En face, pour la droite, deux petites cartes à jouer, dans deux cantons où le sortant de gauche apparaît moins solide : Chef-Boutonne et Frontenay-Rohan-Rohan.

Au milieu coule une rivière se la coulent douce les deux indépendants : Jean-Charles Pied de Ménigoute n'est pas b0768e5fd97985a54f0cc5c7b284b62b.jpgrééligible, et Dominique Paquereau d'Airvault n'a en face de lui qu'un candidat de droite peu crédible.

Tout ça sans compter les impondérables, les dernières trouvailles de Sarko... et les candidats du Modem. Ils ont promis 14 à 15 candidats sur les 17 cantons renouvelables. Dont un petit paquet de triangulaires sur les cantons sensibles.

Par exemple à Brioux-sur-Boutonne, le PS Christian Goyer, a priori seul à gauche, pourrait être servi par une dispersion des voix entre Bernard Belaud, maire d'Ensigné et dauphin désigné de Deborde (sortant de droite, ne se représente pas) et Jean-Jacques Chesnaud, maire de Périgné, probable candidat Modem.

Et puis, il y a peut-être des cantons où ils peuvent être élus aussi, les Orange. Euh... Là où les électeurs voudraient faire un zeste ?

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu