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30/09/2007

Mme le ou la maire ?

363 inscrits, 291 votants. Ont obtenu : Alain Baudin, 126 voix ; Geneviève Gaillard, 163 voix.

medium_chapeau-rose.jpgLe nom du prochain maire de Niort est donc sorti du chapeau militant socialiste samedi soir. Et Marc Thébault le sait bien. Geneviève Gaillard, qui avait déjà littéralement mis en pièce son concurrent UMP Frédéric Rouillé aux législatives, dans un contexte national hystériquement sarkozyste, sera élue haut la main en mars.

La seule chance de la droite à Niort résidait dans une division à l'ancienne, ravivant les anciennes rancoeurs entre le clan Bellec et la tribu Gaillard. Mais le pâle Alain Baudin, qui n'avait peut-être pas aussi envie que ses éminences grises de retourner au charbon, a finalement réussi à s'en sortir sa sortie en annonçant mercredi soir devant les militants qu'il se plierait à leur vote. Foin de candidature socialiste sauvage et dissidente, donc. Marc Thébault peut aller à la pêche.

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Parce que, là où ça se joue maintenant, la droite n'a plus aucune importance. Les électeurs non plus d'ailleurs. Ce qui va se disputer désormais, aussi ouvertement qu'âprement, ce sont les bonnes places. Celles du pouvoir, si possible avec un galon d'adjoint. Et là, il va y avoir du monde sur les rangs. Les communistes, qui n'aimaient plus du tout Baudin, les Verts, qui disaient l'aimer quand bien même les seules pelouses qu'il leur a laissé soutenir sont celles du pôle Sport... et les socialistes, bien sûr !

medium_Courtisans.jpgLes ralliés de l'équipe Baudin, les exclus de l'équipe Bellec, les alliés de l'équipe Zabatta, les obligés de l'équipe Royal... La reine Geneviève n'a pas fini d'être sollicitée par les courtisans.

Mais, d'ici le scrutin de mars, à gauche, la composition exacte de la liste Gaillard sera bien le seul suspense. Parce que, même à la question "Mme le ou la maire ?", on connaît la réponse de la députée niortaise.

 

12/09/2007

Le lièvre Baudin

Dans la course à la mairie de Niort, Alain Baudin a choisi le départ du lièvre : à fond les manettes !

Le maire socialiste sortant qui refuse d'être sorti vient de mettre en ligne sur son blog le texte de son discours, prononcé lundi dernier devant les militants qui le soutiennent et dont le titre constitue à lui-seul matière à haute conjecture : "L'investiture de mon parti est la première étape !"

medium_lievre.jpgIl va de soi que, dans ce texte fleuve, qui tient bien plus de la déclaration de guerre à l'ennemie (*) que de la motivation des troupes, rien ne permet de savoir ce que fera le lièvre Baudin s'il ne franchit pas en tête la ligne d'arrivée de cette première étape. La comm' c'est bien, mais ce n'est pas une raison pour dévoiler à l'ennemie - qui n'est pas dupe - les détails des plans d'attaque.

Je ne vous ferai pas aujourd'hui l'exégèse du texte, ce serait bien indigeste. Je veux juste soulever un petit passage qui m'a bien amusée. C'est dans le premier tiers de la déclaration : au cinquième paragraphe, le lièvre Baudin affirme avec force - je suppose que c'est ce que signifie l'utilisation du gras - "Niort n'est pas en péril pour la gauche !"

Dans le paragraphe immédiatement suivant, il explique qu'il faut "rompre avec les petites phrases, les anathèmes, le culte de la personnalité et la caricature du fait politique", concluant : "Ce petit jeu est très dangereux, car n'oublions pas que notre adversaire, c'est la droite." En gras dans le texte.

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Qui a dit que les discours d'Alain Baudin n'étaient pas drôles ? C'est au moins aussi amusant que les vraies-fausses vidéos de la place du Roulage...

(*) Non, non, il n'y a pas de faute d'accord...

30/08/2007

A droite, un four

medium_athenes-theatre.jpgSur la petite scène du théâtre politique niortais, la gauche a plus que tendance à accaparer l'affiche. En 1995, on se souvient du brillant épisode Royal-Bellec, un des meilleurs suspenses du genre, avec un retournement de position des instances socialistes nationales digne d'un excellent numéro de contorsionniste...

(Je rappelle très brièvement le scénario, gardez-le en tête, il pourrait bien servir de source d'inspiration à d'autres : Royal investie, Bellec maintenu menacé d'être déchu, Royal battue, Bellec élu, toute menace d'exclusion disparue... fin de la parenthèse)

En 2002, la théâtrale sortie de Bellec fut également réussie... très au-delà de ce que son auteur avait imaginé, puisque medium_Public.jpgdéfinitivement scellé par l'union provisoire et meurtrière de sa gauche et de sa droite. Un grand succès au box-office que cette pièce-là, avec ses multiples rebondissements, de la CAN à la ville, jusqu'au vrai-faux dénouement : un semblant de réconciliation des clans autour de l'élection d'un maire de transition le plus fade possible, ceci préparant bien évidemment le public à l'inévitable "Guerre des roses, le retour" de 2008, sur laquelle le rideau vient de se lever.

Pendant ce temps, en coulisses, il y en a qui râlent. Les p'tits gars de la droite ont beau faire, beau dire, personne ne se soucie vraiment de leur faire la moindre place sur scène. Il faut dire qu'ils n'ont guère de talent pour tenir le public en haleine, ni entrenir le moindre espoir de rebondissement dramatique.

medium_rumeur.jpgIl n'est qu'à voir par exemple, la tentative de rumeur lancée en ville ces dernières semaines quant à une candidature potentielle d'Alain Grippon (actuel président de la CCI) en tête d'une liste UMP... que Marc Thébault, le porte-parole de l'opposition municipale, se prévaut d'avoir obtenu depuis belle lurette auprès des instances nationales du dit UMP.

Il y avait du potentiel dans ce scénario, pour un étalage de rivalités assassines dans les dîners en ville, une guerre de communiqués dans la presse, un appel aux soutiens en tous genres... Rien. Nix, nada. Même pas un début de commencement de commentaire sur le propre blog de Marc Thébault (*), qui se plaint par contre du trop grand succès des psychodrames socialistes du moment.

Franchement, M. Thébault, quand on gâche des occasions comme ça d'occuper le devant de la scène,  on ne peut pas se plaindre que la concurrence occupe le terrain ! Ce n'est plus un théâtre que vous lui offrez là, c'est un boulevard...

(*) Que j'avais omis de mentionner jusqu'ici dans les blogs politiques du 7-9, et que je remercie donc d'autant plus pour sa récente citation du Quoideneuf !

27/08/2007

Le coup de Coulon

medium_HacheDeGuerre-MJ.jpgPour les fins observateurs du socialisme niortais - dont je ne suis pas - la messe est dite : en quelques mots lancés depuis Coulon dimanche, Geneviève Gaillard, mais surtout ses principaux soutiens, ont rallumé la guerre des clans.

Si la candidature à l'investiture de la députée du Niortais pour mener la prochaine liste de gauche aux municipales n'est pas une surprise, la déclaration de Françoise Billy en sa faveur en est une, sur la forme.

D'abord parce que la manifestation de ce soutien de la Première Fédérale intervient très tôt. Elle qui pourtant répondait à la presse il y a quelques jours : "Je ne peux pas me prononcer à ce stade,  je suis la patronne du PS départemental, je me dois d'être neutre (*)".

Mais surtout parce qu'elle démarre au quart de tour... pour descendre Alain Baudin, ce maire dont elle est la première adjointe, et qui lui avait ravi le fauteuil au départ de Bellec. Aujourd'hui Françoise Billy s'est fait une raison, elle ne mènera pas la bataille des municipales en tête.

En contrepartie, elle semble avoir mis tout en branle pour qu'Alain Baudin ne la mène pas non plus. Y compris en usant de sa position de Première Fédérale pour lui savonner la planche en "haut lieu" comme on dit, là où les investitures des candidats, parfois désignés par un vote des militants, se confirment ou s'infirment.

Rancoeur personnelle ou choix de projet ? Difficile à dire tant l'histoire du socialisme à Niort semble faite de querelles, medium_boxe.jpgdéchirures et autres trahisons. Comme le leur disent leurs camarades du nord Deux-Sèvres, le député PS Jean Grellier en tête, "ce qui vous manque à Niort, c'est une bonne droite !" Là, c'est bien deux belles de gauche qu'Alain Baudin s'est pris dimanche. Dures à encaisser...

(*) ce qui, sur le moment, a dû faire grincer des dents les membres du FCEG à Celles-sur-Belle ! 

 

 

 

20/08/2007

Etes-vous pique-nique... ou pique-nique ?

Les Deux-Sèvres sous les feux de la rampe médiatique nationale et peut-être encore internationale. La petite ville de medium_sthilaire_oz2.jpgMelle filmée, photographiée sous toutes les coutures de son église Saint-Hilaire et de ses Mines d'argent. Le chabichou confirmé dans son rôle de roi des fromages de chèvre, à défaut d'avoir pu détrôner le Président pour les cinq prochaines garden-parties élyséennes. L'hostellerie locale rattrapant en un week-end les nuitées perdues pour cause de météo estivale aigrie.

Bref. Ségolène Royal à Melle, le retour. Dans son ex-fief électoral, dont elle a abandonné le mandat législatif pour lui préférer celui de présidente... de la région Poitou-Charentes, mais qu'elle a choisi une fois de plus pour cadre d'une  rentrée politique nationalement attendue. Samedi prochain 25 août, à partir de midi, pour une grande Fête de la Rose à laquelle il faut avoir été invité. (*)

medium_cahier-vacances.jpgIl risque d'y avoir du monde. Tellement que Françoise Billy, la Première Fed, a passé toutes ses vacances au siège départemental du PS à Niort à trimer pour organiser tout le tintouin. Ce que c'est que le sens du devoir quand même ! A moins que les trois autres responsables PS départementaux de la région Poitou-Charentes n'aient réussi à la convaincre qu'ils ne pouvaient vraiment pas, eux, annuler la réservation de leur gîte rural...

Le lendemain dimanche, c'est à Coulon, jolie bourgade du verdoyant Marais poitevin - côté circonscription niortaise - que les militants socialistes des Deux-Sèvres sont invités à rejoindre, en toute camaraderie, la députée du Niortais Geneviève Gaillard. Il n'y aura sans doute pas autant d'invités, sûrement pas autant de télés, et pourtant, le "scoop" sera peut-être là plutôt qu'à Melle. Au menu, c'est toujours pique-nique, léger et frais, comme une pluie d'automne au mois d'août. Et pourtant, l'entourage du maire de Niort redoute une déclaration politique... lourde. Un souci d'appétit peut-être ?

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(*) Sinon, deux solutions : vous vous précipitez sur eBay où cette invitation a été mise en vente pour la symbolique somme de 79 centimes... ou vous envoyez d'urgence un email à Jean-Luc Mélenchon avant qu'il n'expédie son propre carton dans sa poubelle jaune.

MAJ du 21 août : juste pour notre internaute picard qui, comme saint Thomas, ne croit que ce qu'il voit... et pardon pour la mauvaise qualité de la photo (piquée sur ebay), mais quand même, je crois qu'on arrive à lire que la Première Fed et le conseil fédéral des Deux-Sèvres "t'invitent samedi 25 août" etc, à une fête "avec Ségolène Royal".

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