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24/05/2008

Guerre des maires à Niort

A Niort, c'est parti pour la guerre des maires, et la guerre des nerfs.

Du conseil municipal hier soir, la petite phrase qu'il fallait retenir, c'est bien celle que la presse a entendu : "Comme vous n'avez pas été élu, la discussion est close."

Et voilà la reine Geneviève qui fait le coup du "Taisez-vous Elkabbach !", sauce niortaise. Pas de voix au chapître pour les perdants.

Ni en politique, ni en football d'ailleurs. Le pauvre Alain Baudin, ravalé au rang des piteux Chamois niortais, s'est même fait tacler violemment une seconde fois, en tant que joueur de la Région... qui n'a rien fait savoir de ses intentions financières pour sauver la peau des Chamois.

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Pour le reste, on retiendra que l'arrivée du festival NPAI à Niort a été confirmée, avec une subvention plutôt modique, 35.000 euros. Mon  mini-sondage sur le sujet ayant récolté à peine une dizaine de votants en deux semaines, on va dire que les Niortais se lancent vraiment dans l'inconnu.

Quant à la reine Geneviève, il est clair qu'elle connait la chanson, et qu'elle sait manier la baguette. On est moins sûr de la voir adopter la première des valeurs de ce festival : l'improvisation. Délicieusement dangereuse, en musique comme en politique.


 

23/03/2008

Niort : publicité cruelle

Ce matin, j'ai fait  le tour de ma liste de liens dans la colonne de gauche, pour voir où en étaient les blogs électoraux des uns et des autres.

A l'adresse du blog "Alain Baudin, maire de Niort", j'ai trouvé ceci :

6b639cad7e6fc2d6ff11d2cf1e32f341.jpgcruel rapprochement...

12/03/2008

Municipales à Niort : le triangle

Les dés sont jetés, Alain Baudin ira jusqu'au bout de sa candidature aux municipales de Niort.

Maintien vaille que vaille, et tentatives maladroites de remobilisation d'un peu de cet électorat de gauche qui lui a tourné le dos dès le premier tour, tout en essayant de s'appuyer sur Ségolène Royal pour faire passer la pilule du MoDem... Ménager la chèvre - fut-elle poitevine - et le chou sera-t-il payant ?

37ff5d10b553d33627ee6162c4c7fc20.jpgLes 5,7 % d'électeurs de Joël Renoux n'iront sans doute pas grossir les rangs des électeurs du maire sortant de Niort : entre eux, une Brèche trop importante ! Peut-être une partie d'entre eux se sentiront plus proches de Marc Thébault. Le candidat de droite n'a-t-il pas, un temps, milité contre le projet de la Brèche au côté de l'avocat Boizard, colistier de Renoux ?

Les 2,7 % de la liste Veyssière devraient logiquement se répartir entre la liste Gaillard et l'abstention. C'est peu, mais dans une triangulaire, chaque voix compte.

Et puis, il y a ces 40 % d'abstentionnistes, ou presque.

En 1995, aux municipales de Niort, alors qu'au premier tour Ségolène Royal devançait d'un cheveu le maire sortant Bernard Bellec (106 voix les séparent), le second tour la vit échouer rudement sur la troisième marche du podium.

"Le 18 juin, 3.200 voix supplémentaires vont se partager entre les trois candidats : 1.700 proviennent des abstentionnistes du premier tour, le reste des électeurs qui ont voté soit pour le FN, soit pour l'extrême-gauche. de ce pactole, Ségolène Royal n'empoche que 516 voix, Pillet 1.214 et Bellec 1.579. Avec 35,74 % des suffrages exprimés, ce dernier remporte ainsi cette municipale qu'il était censé perdre un an auparavant."

L'histoire, que nous rappelle l'excellent récit de Gilles Suze, est sans doute très présente dans la mémoire d'Alain Baudin. Le maire sortant de 2008 compte-t-il vraiment sur un effet de ce genre dimanche prochain ? 

Une chose est sûre. Le son du triangle est toujours celui du suspense. cling, cling, cling...

10/03/2008

Municipales à Niort : que fera "Baudem" ?

Liste Gaillard 45,03 %, liste Baudin 26,08 %, liste Thébault 20,42 %, liste Renoux 5,77 %, liste Veyssières 2,70 %. 

Les résultats des municipales de Niort sont à peine tombés que la question est sur toutes les lèvres : mais que fera donc Alain Baudin au second tour ?

Le surnommé "BauDem" pour son alliance avec le MoDem - à moins qu'il n'y ait là quelque suggestion homophonique avec le non moins célèbre Baudet du Poitou - devra rapidement sortir de l'état catatonique dans lequel les résultats du premier tour l'ont plongé pour répondre à cette question.

4e3294292aa053e9e3eebd3c92df2072.jpgAlliance avec Geneviève Gaillard ? Dur à avaler, impossible sans doute même pour certains socialistes excommuniés de la liste. N'oublions pas les accusasions de "trahison" lancées au lendemain du vote des militants. On ne peut pas s'allier avec quelqu'un qui vous a trahi.

Alliance avec Marc Thébault ? Délicat stratégiquement dans une ville qui vote, on l'a vu, largement à gauche toutes tendances confondues. D'ailleurs au soir de ce premier tour, il semble que le mot d'ordre autour d'Alain Baudin ait été "Nous sommes à gauche, nous ne l'avons pas assez dit, nous le revendiquons"... Un peu comme Jospin le soir de la défaite se rappelait soudainement de l'étiquette "socialiste" de son programme !

Maintien, vaille que vaille ? La triangulaire sera délicate, plus encore que celle de 1995 : à l'époque, c'est l'outsider Ségolène Royal (pourtant candidate PS officielle) qui avait fait les frais de la plaisanterie, en terminant troisième... Sans empêcher pour autant la liste de Bernard Bellec, maire sortant, de l'emporter, la droite faisant un score très intermédiaire.

Quitte à jouer le jeu du diable, Alain Baudin pourrait bien choisir la voie du maintien, pariant sur l'indéfectible vote de gauche des Niortais pour ne pas culpabiliser de peut-être servir sa ville sur un plateau à la droite. Mais s'il gauchise son discours, les voix de centre-droit qui sont allés vers lui et ses partenaires du MoDem pourraient fuir vers Marc Thébault, désormais contraint de droitiser sa position. Alors...

 

14/02/2008

Niort est au ski ?

Vous me connaissez, sur le sujet des municipales de Niort, je ne suis pas du genre à faire dans la caricature. Ma copine Angélique, je ne dis pas, mais moi, non.

dbf8288956a97e7940747c89f2526324.jpgSauf que je me demande, depuis quelques jours, si tous les Niortais ne sont pas de riches détenteurs de pouvoir d'achat mutualiste et de paires de ski et/ou de raquettes estampillées Camif.

Bref. Tout ça pour dire que les rues de Niort se sont vidées aussi visiblement que les commentaires des blogs politiques, et je ne parle pas que de celui-ci. Depuis deux jours, Me Fraise a lâché les noms de la liste Baudin, laïque, sortante, et dissidente. Combien de commentaires ? Un, qui appelle au secours dans le désert !

Pourtant,  le blog de Me Fraise ne souffre d'aucune sorte de modération, lui. Même pas de gentilles remontrances comme il m'arrive parfois d'en commettre ici.

Moralité ? Les détracteurs de Niort - à savoir, la totalité du département des Deux-Sèvres hors les frontières de la préfecture - ont beau jeu de ricaner : ben voyons, tous ces employés de mutuelles surpayés sont au ski !

C'est injuste et faux.

Beaucoup de Niortais préfèrent les plages des Caraïbes pendant l'hiver.

Et il reste un carré d'irréductibles, qui inlassablement, résistent à toute tentation de détente. Même pendant les vacances... Quel engagement !

18/01/2008

A Niort, ça balance pas mal aussi (air connu)

  • La droite de Niort rattrape enfin le terrain perdu sur la scène de la comédie dramatique des municipales !

Certes, le scénario n'a rien de très original. Mais à droite, c'est tellement plus inattendu que ça devrait tout de même marcher. D'ailleurs, ça marche déjà : la Une des journaux locaux trois jours de suite sur les bisbilles Alain Garcia-Marc Thébault quand même ! Carton plein ! On n'avait jamais parlé autant de la droite à Niort depuis... depuis... 1993 peut-être ?

C'est sûr, Marc Thébault préfèrerait que les journalistes viennent lui parler de son projet de Grenelle de l'économie plutôt que de l'effet que ça fait de voir l'ex-président du RPR déclarer sa flamme à son ex-ennemi n°1, Alain Baudin.

Mal, forcément que ça fait mal.

Mais, sur le plan comm', ça paie. La politique, si c'est pas du sacrifice de sa personne...

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  • A gauche, aussi, on continue d'occuper la scène de la comédie municipale de Niort. Mais voilà que c'est un second rôle qui pique la vedette aux duettistes socialistes : le PRG, parti radical de gauche.

Kézako ? Ben, on sait pas vraiment... mais, de mes vagues souvenirs de cours de sciences du lycée, je dirai que ça ressemble à une amibe. Un truc microscopique, à forme variable, et qui se divise pour se reproduire. Ou qui se reproduit en se divisant, c'est selon.

A Niort, il y a :

-Un élu PRG dans l'équipe des fidèles d'Alain Baudin.

-Deux jeunes estampillés PRG adoubés sur la liste de Geneviève Gaillard.

-La présidente départementale du PRG qui, après avoir apporté le soutien de son groupuscule à Geneviève Gaillard, postule désormais sur la liste de l'exclu socialiste Joël Renoux.

Et voilà que, last but not least, le président régional du PRG - ça existe - affirme haut et fort aujourd'hui dans la presse locale que les deux gamins n'ont jamais cotisé à son parti, et que Geneviève Gaillard doit décoller sur-le-champ le logo PRG de sa liste !

Ce n'est pas que l'autocollant va lui manquer, à la reine Geneviève.

C'est que ça fait une couleur politique de plus sur la palette du barbouilleur Baudin, couvert de louanges par le monsieur régional du PRG. Quelle couleur ? Radis, pardi ! Rose à l'extérieur, blanc à l'intérieur...

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11/01/2008

Les précaires du PS niortais

Une chose (parmi d'autres) m'étonne dans cette campagne des municipales de Niort : les trous de mémoire socialistes.

  • Que par exemple, personne n'ait rappelé que Rodolphe Challet, aujourd'hui soutien de Geneviève Gaillard et membre de sa liste, se présenta contre la dame, et contre l'avis de son parti politique, lors des élections législatives de 2002.

ff3bac2a3a3ca8a7973b9b9eeb51ae81.gifDe cette histoire, et de son échec retentissant, le jeune homme retint d'ailleurs la leçon. Chef de file des supporters d'Alain Baudin pour ces municipales 2008, Rodolphe Challet est le seul du clan à s'être finalement rallié à la candidate officiellement désignée par le PS. Il n'avait sans doute aucune envie de se faire exclure du parti une seconde fois.

 

  • Encore ce jeune homme fut-il réintégré (quand, comment, mystère, mais il le fut). Pas comme Joël Renoux, qui osa se présenter aux cantonales à Niort en 2004 face au candidat officiellement désigné du PS, Gérard Zabatta. Exclu il fut, exclu il demeure à ce jour, le chef de file de la troisième liste "de gauche" de ces municipales 2008.

 

  • "J'ai pris l'initiative de me mettre en congé du PS, personne ne m'a exclu" s'est d'ailleurs empressé de préciser ces derniers jours le maire sortant Alain Baudin, dont les alliances multicolores sont montées au nez de sa concurrente socialiste officielle.

Qu'y a-t-il dans cette petite phrase, sinon une allusion directe à son mentor, celui-là même qui est sorti l'autre lundi de son armoire cryogénique son bureau de la Smacl pour désigner lui-même aux électeurs le bon héritier à élire ?

  • Municipales à Niort, 1995... Une certaine Ségolène Royal, députée socialiste, obtient l'investiture officielle du PS face au maire sortant, le socialiste Bernard Bellec. Celui-ci maintient sa candidature, et prend l'initiative de "se mettre en congé du PS" le temps de la campagne électorale.

Il advint ce dont tout le monde se souvient. Ségolène Royal fut battue, et Bernard Bellec, réélu... jamais exclu.

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