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07/06/2007

La société civile des amis de Benoît Michenot

Avant qu'il ne disparaisse du paysage politique deux-sévrien à l'issue du premier tour des législatives dimanche, je voudrais dire deux mots de Benoît Michenot, candidat sans étiquette dans la 3e circonscription, celle où règne Jean-Marie Morisset depuis trois mandats. Et autant prévenir tout de suite les âmes sensibles et/ou ses amis, ce ne seront pas deux mots doux.

Je pense que ce garçon est promis à un bel avenir en politique. A lire ses nombreux billets sur son blog de campagne, il medium_iznogoud2.2.gifsemble en effet disposer de quelques qualités indispensables : ego généreusement dimensionné, don pour le camouflage idéologique (par exemple : appeler à voter Ségolène Royal puis affirmer qu'il n'est pas de gauche), pratique courante des phrases creuses en sont parmi les plus évidentes.

Benoît Michenot a cependant commis une erreur, qui lui vaudra un score dimanche compris entre 0,5 % et 1,5 % au mieux et parce que je suis gentille : il a été trop impatient. Car pour réussir son entrée en politique professionnelle (*), on ne peut pas se passer d'un bon cheval, d'une écurie même. Bref, d'un parti politique, qui assure visibilité du discours, paiement des affiches et des tracts, soutiens logistiques et indispensables réseaux.

François Bayrou, qui n'est pas un débutant lui, l'a bien compris, qui dénonce les clivages partisans du haut de la tribune de son MoDem fraîchement créé, et dont les virtuels (car pré-inscrits via internet) 80.000 adhérents constituent le socle d'une légitimité pérenne.

Benoît Michenot aurait dû prendre le temps d'être reconnu par un parti politique. Le PS comme papa, où il n'est toutefois pas facile de se faire une place, ou le MoDem tout neuf justement, puisqu'à l'un comme à l'autre il emprunte l'essentiel de son argumentaire. Qu'est-ce que 5 ans de plus quand on n'a que 34 ans et toute une vie de potentiels mandats électifs devant soi ?

Trop impatient, Benoît Michenot a décidé de se passer de parti politique. Et de nous faire gober qu'il était le représentant de la "société civile", c'est-à-dire de tout le monde, de moi, de vous... à condition que vous ne soyez ni curé, ni soldat, ça va de soi.

medium_societe_civile.jpgEh bien moi, je ne suis pas d'accord. Je refuse. Je me rebelle. Je me révolte. Je crie à l'imposture. Moi, infime fraction de la "société civile" à qui Benoît Michenot tente de voler son indépendance, de confisquer la parole à son profit, je vous le dis, je vous le crie : je ne suis pas actionnaire de la société civile des amis de Benoît Michenot, et n'en espère surtout, aucun profit.

 

(*) On parle de la cour des grands ici, pas d'une élection à l'échelle d'un petit canton de 5.000 habitants comme, par exemple, celui de Ménigoute.

 
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